Métallurgie : un haut fourneau © TF1/LCIC'est désormais officiel : près de 600 emplois vont disparaître au sein des effectifs français d'Arcelor-Mittal. L'annonce a été faite mercredi matin lors d'un conseil d'entreprise européen au siège du groupe à Luxembourg, et confirmée par la direction du site mosellan de Gandrange, directement concerné par cette purge drastique : selon l'intersyndicale CGT-FO-CFDT-CFTC-CGC, la fermeture de l'aciérie électrique et du train à billettes (une installation de laminage pour la fabrication de cylindres de métal) est prévue à l'horizon 2009. La direction du site s'est engagée à reclasser les 595 employés concernés par les suppressions de postes dans ses unités au Luxembourg et dans le site mosellan de Florange.
Ces entreprises qui aimeraient être des Lejaby
Depuis que les candidats, et Nicolas Sarkozy en premier lieu, volent au secours des entreprises en difficulté, les salariés de celles ne trouvant pas de solutions montent au créneau.
Publié le 08/03/2012
ArcelorMittal : une marche de l'acier sur Paris
Des ouvriers de l'aciérie ArcelorMittal de Florange, en Moselle, menacée de fermeture sont partis mercredi, à pied, de la Lorraine pour Paris pour défendre leurs emplois auprès des populations".
Publié le 28/03/2012
Le cas du site de Gandrange est emblématique : il avait été vendu en 1999 pour un franc symbolique à Lakshmi Mittal, qui est devenu entre-temps le patron d'Arcelor-Mittal et le premier aciériste mondial avec 320.000 salariés. Lors de son acquisition, Gandrange servait de vitrine à Lakshmi Mittal, qui cherchait à démontrer auprès des actionnaires et du grand public son savoir-faire industriel et les possibilités de "synergies locales" avec les sites voisins d'Arcelor. Désormais, on évoque pour ce site une perte de plus de 30 millions d'euros pour 2007...
Les syndicats réclament une expertise
L'intersyndicale a indiqué qu'elle avait refusé ce plan et demandé une expertise pour "démontrer la viabilité du site" qui emploie actuellement 1000 personnes au total. Le secrétaire d'Etat aux Entreprises, Hervé Novelli, a pour sa part indiqué mercredi à l'Assemblée nationale qu'il suivrait "personnellement le dossier" et que le gouvernement attendait du numéro un mondial de l'acier un plan de revitalisation local.
La production sur le site de Gandrange est arrêtée depuis mardi à 22 heures et le mouvement doit se poursuivre jusqu'à jeudi soir. Dès l'annonce des suppressions d'emplois mercredi matin à Luxembourg, Edouard martin, élu CFDT au comité d'entreprise européen du groupe, avait parlé d'un "scandale" et indiqué que les représentants syndicaux avaient demandé un moratoire sur ce plan de réorganisation.
D'après agence
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