Hervé Morin © TF1/LCI/Christophe Chevalin"Farfelu", "infondé" : c'est en ces termes que le ministre de la Défense a accueilli jeudi des informations de presse faisant état d'un plan de suppression de postes dans l'armée allant de 20.000 à 70.000. "Ce que nous avons engagé, c'est une réforme en profondeur du ministère de la Défense", avec pour objectif d'aller "vers l'interarmisation", a expliqué Hervé Morin sur France 2. C'est-à-dire qu'"on supprime les doublons, qu'on supprime les duplications et on met l'essentiel de l'effort vers deux sujets : l'équipement de nos forces et l'amélioration de la condition militaire". "C'est cette réforme-là qui va nous conduire à réduire un certain nombre de postes, mais ça n'est pas un objectif en tant que tel de supprimer des postes", a-t-il insisté.
Selon Les Echos, daté du 17 janvier, la cure d'austérité en préparation au ministère de la Défense prévoit trois scénarios de réduction des effectifs d'ici à la fin de la prochaine loi de programmation militaire. Le premier prévoit 20.000 postes en moins, le second 30.000 et le troisième 50.000 sur les 426.000 personnes employées au ministère. Parallèlement, des dizaines d'implantations seraient appelées à disparaître.
Le Pentagone à la française confirmé
Hervé Morin a également confirmé le projet de construction d'un "Pentagone à la française" pour permettre aux "grands patrons de l'armée française" de travailler ensemble. Il a précisé qu'il s'agissait d'un "projet architectural ambitieux, moderne" qui pourrait être construit dans le XVe arrondissement de Paris. "Il ne s'agit pas de supprimer l'identité et la culture de chaque armée, il s'agit de faire en sorte qu'on mutualise des moyens et qu'on travaille collectivement", a-t-il dit.
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