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Le label des Beatles va dégraisser


le 16 janvier 2008 à 09h44
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3min
EMI

EMI /

SocialEMI envisage de se séparer de 1500 à 200 salariés, ce qui provoque la colère de certains artistes, dont Robbie Williams.

La maison de disques britannique EMI, label des  Beatles et des Rolling Stones, a annoncé cette semaine un plan social prévoyant la suppression de 1500 à 2000 postes, ce qui représente près d'un tiers de ses effectifs dans le monde. Ces suppressions de poste devraient permettre à EMI de dégager 265 millions d'euros d'économies par an. EMI a ainsi décidé "d'éliminer les nombreux doublons dans le groupe" et de "réduire le gâchis", en réunissant dans une seule division toutes les activités  périphériques à la création comme les ventes, la fabrication et la distribution, a précisé son président, Guy Hands, par ailleurs patron de Terra Firma, qui a racheté la maison de disque en mai 2007 pour 4,2 milliards d'euros
 
La presse avait notamment évoqué ces derniers mois les frais considérables dépensés par la maison de disques, pour satisfaire les caprices extravagants de certaines vedettes, et les avances considérables versées à certaines d'entre elles. Le plan dévoilé mardi va cependant au-delà de la recherche d'économies, et  vise à "repositionner" EMI sur le marché de la musique. Comme ses pairs, et même  si elle avait lancé en 1999 le premier disque téléchargeable sur internet (Hours de David Bowie), EMI n'a en effet pas vraiment su prendre le virage du numérique et a perdu de l'argent ces dernières années.
 
"Esclavagiste"
 
La nouvelle direction a assuré mardi qu'elle voulait faire d'EMI la maison de disques "la plus innovante, proche des artistes et à l'écoute de la clientèle" au monde, afin de "refléter la nature très mouvante de l'industrie musicale". En particulier, EMI veut que ses labels soit désormais "complètement tournés" vers la recherche de nouveaux artistes. Elle veut également "développer un nouveau partenariat avec les artistes,  basé sur la transparence et la confiance, et les aider à rentabiliser leur  travail en ouvrant de nouvelles sources de revenus comme des services numériques accrus et des accords de sponsoring avec des entreprises", à la manière des clubs de football.
 
Le chanteur britannique Robbie Williams, s'est déjà désolidarisé de la nouvelle direction en annonçant le week-end dernier qu'il  refusait de fournir son prochain album à EMI, son manager Tim Clarks décrivant Guy Hands comme un "esclavagiste". Dans le Financial Times, le manager de Coldplay Dave Holmes a pour sa part  indiqué qu'il gardait un esprit ouvert, mais ne conseillerait pas à un de  ses jeunes artistes de signer dans une entreprise qui va connaître "trop de changements".
 

D'après agence

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