Le pouvoir d'achat mobilise moins qu'en novembre

le 24 janvier 2008 à 17h59 , mis à jour le 24 janvier 2008 à 19h40

Quelque 400.000 personnes ont manifesté jeudi dans toute la France pour demander des hausses de salaires, selon une estimation de la CGT.

manifestation fonctionnairesLes fonctionnaires dans la rue le 24 janvier 2008 © TF1/LCI

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L'avis des syndicats sur les salaires des fonctionnaires
 

Des dizaines de milliers de fonctionnaires ont manifesté jeudi dans toute la France pour défendre le pouvoir d'achat, préoccupation majeure des Français selon les sondages. A Paris, la manifestation, qui se déroulait de la place de la Bastille à Saint-Augustin, a réuni 17.000 personnes, selon la préfecture de police, le double selon les syndicats. A Marseille, qui ouvre traditionnellement le bal des manifestations lors d'actions nationales lancées par les syndicats, près de 30.000 personnes selon les manifestants, environ 7000 d'après la police, ont défilé. "On sait que ce gouvernement utilise toujours la même méthode. Il a besoin d'une forte mobilisation de la rue pour ouvrir des espaces de négociations", a affirmé la secrétaire générale départementale CGT, Mireille Chessa.

Les manifestants brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Travailler plus pour gagner moins" ou "Ecole et professeurs en soldes". Parmi les slogans, on pouvait entendre : "Assez de cadeaux pour la France d'en haut, assez de coups bas pour la France d'en bas". A Lyon, 7500 fonctionnaires selon la police, 20.000 selon les organisateurs, ont défilé de la place Jean Macé à la place Bellecour, au coeur de la ville. "La dégradation du pouvoir d'achat n'est plus acceptable, nos salaires stagnent et sont en recul par rapport au coût de la vie et on n'a pas répondu aux attentes exprimées le 20 novembre dernier", date de la précédente journée nationale d'action dans la fonction publique, a expliqué Gilles Blanc, un enseignant.

Les enseignants très représentés

A Bordeaux, de 6500 personnes selon la police à 15.000 selon les organisateurs ont manifesté derrière une banderole "le salaire, les emplois, le service public, tous ensemble dans l'action et la grève". Dans le cortège, les enseignants étaient les plus représentés mais aussi le personnel hospitalier, qui était venu en nombre. Sur les nombreuses banderoles on pouvait lire "une autre répartition des richesses" ou encore "défendons nos salaires". D'autres défilés ailleurs en France ont rassemblé un nombre de manifestants similaires dans les grandes villes.

Selon la CGT, quelque 400.000 personnes ont manifesté jeudi dans toute la France. Le 20 novembre, lors de la dernière journée d'action pour les salaires dans la fonction publique, la CGT avait comptabilisé quelque 700.000 manifestants. La police annonce un chiffre de 217.500 manifestants. De son côté, le ministre du Budget et de la Fonction publique Eric Woerth a annoncé un taux de grévistes de 20,6% à la mi-journée dans la fonction publique d'Etat, contre un peu plus de 30% à la mi-journée il y a deux mois, sur les mêmes mots d'ordre. Dans l'éducation, un secteur qui supporte la moitié des suppressions des 22.900 postes prévues en 2008, le mouvement était suivi par 34,2% des personnels en moyenne, contre 38,9% le 20 novembre, selon le ministère.

(D'après agence)

le 24 janvier 2008 à 17:59
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3 Commentaires

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  • Tschumperlé, le 24/01/2008 à 22h37

    La plupart des salariés a compris que pour améliorer le pouvoir d'achat, mieux vaut travailler que faire grève. On n'empêchera jamais quelques fonctionnaires de penser le contraire.

  • Na, le 24/01/2008 à 22h06

    Et bien pour nous dans la banlieu de lyon aucun greviste dans le college de ma fille au niveau prof - par contre 150 eleves ne sont pas venus en cours sur 500 - dans l'ecole primaire de mon fils son instit faisait greve (remplacante) mais l'equipe d'enseignant ne faisait pas greve - j'ai eu mon courrier ( meme celui de mon entreprise) et en tant que chef d'entreprise j'ai eu les organismes d'etat au telephone - pour nous c'est du transparent - meme les bus ont fonctionné - une journée comme les autres

  • PORTAZ, le 24/01/2008 à 20h35

    Il serait aussi juste de mettre un démolle ! Si la France va de mal en pire, pourquoi ne pas prendre exemple sur nos voisins Germanique, même si par réaction hypocrite on ne les regarde en coin. Ils ont un seul syndicat, un poids efficace, et des résultats, par expérience, moi je dis "Chapeau, les travailleurs sont défendu efficacement malgré tout". En France on fait grêve par habitude, nombreux sont ceux qui ne savent même pas pourquoi ils sont dans la rue, sinon pour des intérêts perso. Nombre de dirigeants se pavanent en tête de cortège, mais surtout "ne touchez pas à mon poste de délégué national". Notre diversité et nos divisions syndicales sont une autoroute pour pour donner le feu vert au gouvernement pour faire ce qu'il veut. Si on règne en divisant " Merci messieurs les responsables syndicaux !" vous en donnez un exemple bien Français et bien lamentable.

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