Sarkozy assouplit sa position sur les 35 heures

le 09 janvier 2008 à 19h47 , mis à jour le 09 janvier 2008 à 22h31

Le chef de l'Etat a affirmé mercredi qu'il n'était pas dans "l'intention du gouvernement de supprimer la durée légale du travail".

sarkozyNicolas Sarkozy, le 9 janvier 2008 © TF1/LCI

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> Les explications de Nicolas Sarkozy

> La réaction des députés Jean-Marie Le Guen (PS) et Hervé Mariton (UMP) 

Réformer les 35 heures, mais sans remettre en cause la durée légale du travail. Après le tollé de réactions suscitées par sa conférence de presse mardi, au cours de laquelle il avait dit vouloir mettre fin aux 35 heures, Nicolas Sarkozy a expliqué mercredi, dans ses voeux aux parlementaires, qu'il n'était pas dans "l'intention du gouvernement de supprimer la durée légale du travail". "Je ne crois pas qu'il soit de bonne politique pour quiconque de prétendre que le gouvernement veut supprimer la durée légale du travail, alors que c'est faux", a lancé le chef de l'Etat.

"Oui, en 2008, je veux qu'on aille beaucoup plus loin dans la réforme des 35 heures", a-t-il poursuivi. "Je veux qu'on libère les entreprises du carcan des règles qui freinent ou empêchent le recours aux heures supplémentaires." "Je veux que l'on déplafonne le recours aux heures supplémentaires qui empêchent ceux qui veulent travailler plus de pouvoir le faire", a-t-il dit. "Il n'est pas (dans) l'intention du gouvernement de supprimer la durée légale du travail (...) parce que c'est le point de départ du calcul des heures supplémentaires", a martelé le président de la République. "Je veux augmenter le nombre d'heures supplémentaires, donc je veux garder une durée légale du travail", a-t-il expliqué, évoquant "une durée légale du travail à laquelle aucune entreprise ne va pouvoir déroger, sauf dans le cas où un accord majoritaire garantit l'amélioration de la situation des salariés".

Même message pour le ministre du Travail Xavier Bertrand sur France Info. "Il y a aujourd'hui un cadre légal pour la durée du travail, il y aura toujours un cadre légal pour la durée du travail en France", a-t-il affirmé mercredi soir, expliquant que la volonté du gouvernement était de sortir des 35 heures "imposées". La durée légale du travail "déclenche le paiement des heures supplémentaires", a précisé Xavier Bertrand. "On a fait voter à l'été dernier une loi qui permet de payer beaucoup mieux les heures supplémentaires, on ne va pas faire le contraire quelques mois plus tard, bien au contraire, nous voulons continuer à renforcer le pouvoir d'achat", se défend le ministre.

Un tiers des profits des entreprises aux salariés

Nicolas Sarkozy a déclaré mercredi souhaiter qu'"un tiers" des profits des entreprises soit réservé aux salariés, les mêmes proportions allant aux actionnaires d'une part et à l'investissement d'autre part, assurant qu'il ne "se désintéresse" pas du thème du pouvoir d'achat. "C'est un système, permettez-moi de le dire, qui aurait une certaine cohérence et une certaine logique", a déclaré le chef de l'Etat dans ses voeux aux parlementaires à l'Elysée. "Ceux qui trouveront que c'est trop, ils devront dire pour qui c'est trop, et surtout pourquoi."

(D'après agence)

le 09 janvier 2008 à 19:47
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7 Commentaires

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  • Luangu gauthier, le 09/01/2008 à 22h53

    Nous avons des enfants à bas ages et nous avons besion nosRTT ;travailler plus pour gagner combien.

  • Hernandez, le 09/01/2008 à 22h18

    Je pense qu il resonne biens du moment qu il ne touche pas a la duree du travailler actuelle 35 heure

  • Didier, le 09/01/2008 à 21h55

    A pleurer.Quelle inconséquence! Comment croire cet individu qui change d'opinion comme de chemise. Sarkozy est un populiste moderne mais surtout pas un réformateur. Aucune vision à long terme, des mesurettes. C'est le Tapie de la politique.Il est comme Chirac ou ces présidents d'opérette qui exercent en Afrique.Le président ne serait pas Guaino?

  • Aigle, le 09/01/2008 à 21h54

    Et une reculade de plus, une ! Ca promet pour l'avenir, le reste sera à l'avenant. Finalement il est très facile de bavarder en annonçant n'importe quoi, puisque les faits ne suivent pas, derrière. Dommage qu'il ne soit pas joueur d'échecs, uun bon joueur ne tente jamais une action s'il sait que l'adversaire peut la contrer. On a l'air beaucoup plus malin en ne proposant pas une chose que l'on doit jetter ensuite. Il n'y a donc rien de nouveau en France, ce pays immergeant en voie d'abandon. À moins, évidemment, qu'il ne s'agisse d'une manoeuvre électorale, le moment était très mal choisi pour annoncer la fin des 35 heures. Il suffit de le faire après, mais personne ne pouvait le prévenir ? Il ne l'a pas compris plus tôt ? Surprenant.

  • Chongtak, le 09/01/2008 à 21h46

    Je suis curieux de savoir comment tout cela va evoluer... Si les entreprises ont le droit d'embaucher des salaries pour 42 heures voir plus par semaine. Alors elles vont toutes demander des travailleurs a 42 heures, tous ceux qui veulent travailler 39 heures par exemple seront automatiquement "disqualifies". Donc les nouveaux travailleurs seront obligés de faire des semaines a rallonge ou alors accepter d'etre au chomage. Le retour vers l'exclavage. Les patrons n'auront aucun scrupules c'est évident.

  • Michel BERNARD, le 09/01/2008 à 21h36

    Je suis bête ou quoi, il dit bien qu'il ne supprimera pas la durée légale du travail mais il ne dit pas qu'il ne la changera pas. Encore un tour de cochon ?

  • Hervé, le 09/01/2008 à 21h34

    On annonce d'abord, ensuite on entame la réflexion... belle méthode. Heureusement que les entreprises ne fonctionnent pas de cette manière.

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