Nicolas Sarkozy, le 9 janvier 2008 © TF1/LCI |
| > Les explications de Nicolas Sarkozy |
> La réaction des députés Jean-Marie Le Guen (PS) et Hervé Mariton (UMP)
Réformer les 35 heures, mais sans remettre en cause la durée légale du travail. Après le tollé de réactions suscitées par sa conférence de presse mardi, au cours de laquelle il avait dit vouloir mettre fin aux 35 heures, Nicolas Sarkozy a expliqué mercredi, dans ses voeux aux parlementaires, qu'il n'était pas dans "l'intention du gouvernement de supprimer la durée légale du travail". "Je ne crois pas qu'il soit de bonne politique pour quiconque de prétendre que le gouvernement veut supprimer la durée légale du travail, alors que c'est faux", a lancé le chef de l'Etat.
"Oui, en 2008, je veux qu'on aille beaucoup plus loin dans la réforme des 35 heures", a-t-il poursuivi. "Je veux qu'on libère les entreprises du carcan des règles qui freinent ou empêchent le recours aux heures supplémentaires." "Je veux que l'on déplafonne le recours aux heures supplémentaires qui empêchent ceux qui veulent travailler plus de pouvoir le faire", a-t-il dit. "Il n'est pas (dans) l'intention du gouvernement de supprimer la durée légale du travail (...) parce que c'est le point de départ du calcul des heures supplémentaires", a martelé le président de la République. "Je veux augmenter le nombre d'heures supplémentaires, donc je veux garder une durée légale du travail", a-t-il expliqué, évoquant "une durée légale du travail à laquelle aucune entreprise ne va pouvoir déroger, sauf dans le cas où un accord majoritaire garantit l'amélioration de la situation des salariés".
Même message pour le ministre du Travail Xavier Bertrand sur France Info. "Il y a aujourd'hui un cadre légal pour la durée du travail, il y aura toujours un cadre légal pour la durée du travail en France", a-t-il affirmé mercredi soir, expliquant que la volonté du gouvernement était de sortir des 35 heures "imposées". La durée légale du travail "déclenche le paiement des heures supplémentaires", a précisé Xavier Bertrand. "On a fait voter à l'été dernier une loi qui permet de payer beaucoup mieux les heures supplémentaires, on ne va pas faire le contraire quelques mois plus tard, bien au contraire, nous voulons continuer à renforcer le pouvoir d'achat", se défend le ministre.
Un tiers des profits des entreprises aux salariés |
Nicolas Sarkozy a déclaré mercredi souhaiter qu'"un tiers" des profits des entreprises soit réservé aux salariés, les mêmes proportions allant aux actionnaires d'une part et à l'investissement d'autre part, assurant qu'il ne "se désintéresse" pas du thème du pouvoir d'achat. "C'est un système, permettez-moi de le dire, qui aurait une certaine cohérence et une certaine logique", a déclaré le chef de l'Etat dans ses voeux aux parlementaires à l'Elysée. "Ceux qui trouveront que c'est trop, ils devront dire pour qui c'est trop, et surtout pourquoi." |
(D'après agence)
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