Sarkozy lors de son discours aux forces vives de la nation le 17 janvier 2008Leaders syndicaux et patronaux, ils étaient tous là. Nicolas Sarkozy a tenu à leur préciser que son discours aux forces vives, une tradition, s'adressait à tous à savoir aux "forces de la nation" dans leur ensemble "portées par l'ambition d'être utiles aux autres".
En Ardennes, Sarkozy de retour sur le terrain des promesses
A un an de la présidentielle, le chef de l'Etat se rend mardi dans les Ardennes, un département frappé par le chômage et où il s'était déjà rendu en 2006 pendant sa campagne. Objectif du déplacement : parler emploi et salaires.
Publié le 19/04/2011
"Je veux remettre la société française en mouvement", a réaffirmé le président de la République qui considère que ses "pesanteurs" ont poussé de nombreux jeunes à s'expatrier. Pour permettre à tous de réussir en France, Nicolas Sarkozy s'est engagé à "valoriser le travail, le mérite, et l'effort".
Baisser les prix dans la distribution
Le chef de l'Etat a martelé au début de son discours le thème du pouvoir d'achat comme pour répondre à ceux qui lui reprochent d'abandonner ce sujet épineux. "Il n'y a pas de pouvoir d'achat sans travail", a estimé Nicolas Sarkozy, ajoutant qu'on ne peut pas "faire croire aux Français que l'on peut distribuer du pouvoir d'achat sans travail supplémentaire".
Sans annoncer de nouvelles mesures sur ce thème, il a rappelé ses différentes annonces de la semaine dernière : développement de la participation des salariés, extension des programmes de stock-options... Pour l'avenir, il a soutenu que la réforme des règles de distribution sur laquelle travaille le gouvernement permettrait de faire baisser les prix dans les supermarchés. Rendre l'état plus efficace est aussi un combat pour le pouvoir d'achat selon Nicolas Sarkozy : "A quoi bon travailler si les prélèvements permettent à peine de vivre?"
Les 35 heures en accusation
Si le pouvoir d'achat patine, le responsable est tout trouvé selon le président de la République le partage du temps de travail qui est une "une erreur économique majeure"."On a bridé l'activité, on a partagé le travail à cause de le créer, nous sommes le seul pays au monde à encourager les gens à travailler moins", s'est désolé le président de la République.
"Je vous propose simplement, comme nous l'avons fait avec les heures supplémentaires et le rachat des jours de RTT, que nous continuions à libérer le potentiel de croissance de notre pays", a déclaré le chef de l'Etat. "Je ne poserai qu'une seule condition : que s'instaure un partage des fruits de la réussite collective, plus juste et plus large pour les salariés", a-t-il ajouté.
Accord sur le travail "équilibré"
Nicolas Sarkozy s'est réjoui de l'accord signé entre patrons et syndicats sur la réforme du travail : "Les partenaires sociaux ont prouvé qu"il pouvaient avancer entre eux sur des sujets difficiles". Il a confirmé que cet "accord équilibré" serait voté "aussi rapidement que possible". Le chef de l'Etat a aussi réitére son souhait qu'un chômeur qui refuse deux offres d'emplois successive ne voit pas ses droits maintenus. "Nous tiendrons, le 6 février prochain, une seconde réunion d'agenda portant cette fois sur la protection sociale", a affirmé le chef de l'Etat.
Nicolas Sarkozy est par ailleurs revenu sur la suppression de la publicité à la télévision et la nouvelle taxe qui se substituera à ses recettes (Voir notre article). Il a par ailleurs élevé en "priorité" l'intégration des handicapés à l'école et dans les entreprises, souhaité que tous aient droit à une "seconde chance".
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