© DRLes syndicats et le PDG du groupe ArcelorMittal, Lakshmi Mittal, vont être reçus à l'Elysée en tout "début de semaine prochaine" par Nicolas Sarkozy, pour discuter de la suppression d'ici à 2009, de 595 des 1108 emplois de l'usine de Gandrange, en Moselle, a annoncé jeudi le porte-parole du chef de l'Etat, David Martinon.
"Cette réunion de travail est préparée actuellement par des contacts avec l'entreprise et avec les différentes parties prenantes", a-t-il ajouté. Le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, avait rappelé mercredi que Nicolas Sarkozy avait "toujours entretenu des contacts directs" avec l'industriel sur la situation du groupe.
"La décision de fermeture est trop rapide"
Dans le même temps, 700 salariés d'ArcelorMittal ont manifesté jeudi devant le siège du groupe à Luxembourg, pour protester contre ce projet de suppressions d'emplois. Le groupe s'est engagé à les reclasser sur un autre site voisin et au Luxembourg. Mais les salariés estiment que les coupes dans les effectifs sont injustifiées et a fait une proposition à la direction pour le maintien du site en l'état.
"Gandrange vivra", scandaient les manifestants, venus principalement de Moselle, mais aussi d'autres sites du groupe en France, en Roumanie, Belgique et Luxembourg, à l'appel de plusieurs syndicats. "La décision de fermeture est trop rapide, elle mérite une réflexion. Je souhaite que nous nous mettions autour d'une table et qu'on arrive à trouver un terrain d'entente", a déclaré le maire de Gandrange, venu sur place avec d'autres élus locaux. La direction a reçu une délégation des manifestants, venue pour promouvoir sa proposition industrielle de maintien du site.
D'après agence
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