AGF : des sites fermés mais pas de plan social

le 20 février 2008 à 13h40 , mis à jour le 20 février 2008 à 13h44

Contredisant les rumeurs de plan social massif, la compagnie d'assurances annonce la fermeture de quatre sites, employant au total 200 personnes.

Le siège des AGF à La DéfenseLe siège des AGF à La Défense © TF1/LCI

Pas de plan social. C'est le message qu'ont tenu a délivrer les AGF alors que des rumeurs de presse prédisaient l'annonce d'un plan massif de licenciement. La compagnie d'assurances rachetée en 2007 par le géant allemand Allianz, a toutefois annoncé mercredi en comité d'entreprise "un plan de compétitivité" prévoyant la fermeture en 2009 de quatre sites employant au total 200 personnes et la formation à de nouveaux métiers de 2.000 personnes.
 
"Il n'y a pas de PSE (plan social, ndlr) à ce stade. Nous avons présenté devant le comité d'entreprise un plan d'adaptation, de compétitivité, pour les trois années qui viennent", a voulu rectifier François Thomazeau, le directeur général délégué d'AGF devant la presse. "Nous envisageons de fermer courant 2009 quatre petits sites de gestion en province, Reims, Grenoble, Nice et Montpellier, soit 200 personnes, sans licenciement sec", a-t-il ajouté, sans exclure toutefois la nécessité future d'un plan social pour ces sites, faute de reclassements ou mutations possibles.
 
Plan massif de formation
 
En outre, "d'ici 2011, 2.000 collaborateurs vont faire l'objet d'efforts de formation pour passer d'un métier à un autre" au sein du groupe, pour que les sites puissent se spécialiser comme la direction le prévoit, a précisé Françoic Thomazeau, alors que le comité d'entreprise entamé en début de matinée se poursuivait vers 12 heures 30. Dans un communiqué, la direction a indiqué que le plan visait "une plus grande industrialisation et une spécialisation accrue des sites de gestion" d'AGF.
 
En province, le groupe d'assurances disposera ainsi de neuf sites dans les grandes villes, en plus des six installés en région parisienne. Le plan de compétitivité représente un investissement de 200 millions d'euros sur trois ans, selon l'entreprise.
 
Le Parisien/Aujourd'hui avait annoncé dans son édition de samedi, sans citer de sources, que les AGF, rachetées en 2007 par le géant allemand Allianz, s'apprêtait à annoncer un plan social visant 1.500 à 2.000 personnes sur les 13.000 que compte la compagnie d'assurances en France. La direction avait mis en garde contre toute "spéculation".

le 20 février 2008 à 13:40
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1 Commentaires

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  • Jean Bonnot, le 20/02/2008 à 14h23

    Les entreprises ont toujours tort d'annoncer brutalement les plans sociaux. Il faut les faire en douceur, sur de petites entités ou succursales. Suciter l'ire des syndicats est une nécessité mais on n'est pas obligé de faire monter au créneau un Président de la République ou un ministre.

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