Entre 800 et 1500 personnes ont manifesté le 9 février contre la suppression de quelque 600 emplois à l'usine Arcelor-Mittal de Gandrange, en Moselle © TF1/LCI![]() |
Ils étaient entre 800 et 1500 ce samedi après-midi devant l'aciérie d'Arcelor-Mittal de Gandrange en Moselle. Tous étaient rassemblés pour apporter leur soutien aux ouvriers du site où quelque 600 emplois sont menacés. Elus ceints de leur écharpe tricolore, responsables politiques nationaux, régionaux et locaux, et population des communes environnantes ont écouté les représentants d'une intersyndicale répéter que "Gandrange vivra" et que Lakshmi Mittal, le patron indien du premier groupe sidérurgique mondial "devra céder et investir".
La CFDT et la CFE-CGC ont dit une nouvelle fois qu'elles "rejetaient la solution d'un repreneur potentiel proposée par Nicolas Sarkozy" lors de sa récente visite de l'aciérie. Le contre-projet industriel et social, pour l'élaboration duquel les syndicats ont obtenu un gel de deux mois d'un plan de restructuration prévoyant la suppression de 595 des 1108 emplois du site, "s'inscrira dans le périmètre d'Arcelor-Mittal", a déclaré sous les applaudissements Edouard Martin, délégué CFDT au comité européen d'entreprise du groupe. La CGT a au contraire estimé qu'"un repreneur pourrait être envisagé si celui-ci garantissait des investissements sur site". La porte-parole de Lutte ouvrière, Arlette Laguiller, a pour sa part demandé aux ouvriers "de ne pas faire confiance à Nicolas Sarkozy à l'approche des élections municipales" de mars prochain.
Venu à Gandrange le 4 février, le chef de l'Etat avait déclaré devant les ouvriers de l'usine mosellane que "l'Etat était prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires" pour maintenir en activité l'aciérie. "Soit nous arrivons à convaincre Lakshmi Mittal et nous investirons avec lui, soit nous trouvons un repreneur et nous investirons avec lui", avait ajouté le président. Aurélie Filipetti, député socialiste de la Moselle et porte-parole du groupe PS à l'Assemblée nationale, a pour sa part mis en garde contre "l'instrumentalisation par Sarkozy de la lutte des ouvriers de Gandrange". De son côté, dans un entretien à paraître dimanche dans Le Parisien, Dominique de Villepin estime qu'"il n'appartient pas à l'Etat de se substituer aux entreprises".
(D'après agence)
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