Gandrange : le plan proposé est la "meilleure" solution

Par D.H. (avec agence), le 13 février 2008 à 15h24 , mis à jour le 13 février 2008 à 16h50

Lakshmi Mittal, le PDG d'Arcelor-Mittal, a jugé mercredi que le plan de restructuration de l'usine mosellane, qui aboutirait à la suppression de 595 emplois, était "la meilleure" solution pour la Lorraine.

Lakshmi MittalLakshmi Mittal © TF1/LCI

Le PDG d'ArcelorMittal tient bon, malgré les bons résultats du groupe, la venue à l'aciérie de Nicolas Sarkozy début février et la manifestation de ce week-end devant l'usine d'Arcelor-Mittal de Gandrange en Moselle. "Les syndicats ont annoncé qu'ils cherchaient également des alternatives pour Gandrange mais nous pensons que l'option que nous offrons (ndlr : le plan de restructuration de l'usine, qui aboutirait à la suppression de 595 emplois) est la meilleure solution pour la Lorraine", a affirmé mercredi Lakshmi Mittal, au cours de la conférence de présentation des résultats annuels du groupe.
 
Pourtant le n°1 mondial de l'acier venait d'annoncer un bénéfice net 2007 en hausse de 30% à 10,36 milliards de dollars (7,5 milliards d'euros). "Raison de plus", selon les syndicats, d'investir à Gandrange. Ces profits annoncés "justifient" un sauvetage de l'aciérie mosellane, estiment-ils. Ce pour quoi le président avait aussi plaidé. Après avoir reçu fin janvier Lakshmi Mittal, qui avait assuré que tous les salariés seraient reclassés et qu'il gelait la restructuration jusqu'à début avril pour voir avec les syndicats les "alternatives", Nicolas Sarkozy avait annoncé le 4 février que "l'Etat était prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires" pour maintenir en activité l'aciérie devant laquelle 800 à 1500 se sont rassemblés samedi.
 
Interrogé au sujet d'éventuels investissements de l'Etat pour sauver ces emplois, Lakshmi Mittal a refusé de commenter. "M. Sarkozy est très intéressé dans le développement de la Lorraine", s'est contenté d'indiquer à ce sujet le PDG. "Tout le monde aura une opportunité" de reclassement, a répété le PDG. "Nous ne fermons pas l'usine", a de son côté rappelé la direction générale du groupe, indiquant que le groupe "travaillait avec les syndicats" et se disant par ailleurs "très content" de la visite de Nicolas Sarkozy. Le PCF a "exigé" mercredi "le retrait immédiat" du plan social, après l'annonce du bénéfice record de 10,36 milliards de dollars en 2007.

Par D.H. (avec agence) le 13 février 2008 à 15:24
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