L'usine Kléber de Toul du groupe Michelin © TF1Une réunion entre la direction de l'usine Kléber de Toul et les syndicats de l'entreprise devait avoir lieu samedi en fin de matinée avec un médiateur désigné par la préfecture de Meurthe-et-Moselle. Objectif : "clarifier rapidement les positions de chacun, et contribuer au redémarrage des relations entre partenaires sociaux sur des bases assainies".
Depuis jeudi, deux cadres sont bloqués par des salariés mobilisés après l'annonce de la fermeture du site. Elle est prévue en 2009, 826 postes vont être supprimés. Les syndicats veulent que Michelin s'engage notamment à augmenter substantiellement la prime de départ, à améliorer le montant des primes de mutation et à améliorer les "mesures d'âge" pour les salariés âgés de 55 ans et plus. "Ce que Michelin veut éviter, c'est qu'on puisse prononcer le mot 'licenciement'", ironise Pierre Kovalski, délégué syndical central CGT. "Leur maître mot c'est mobilité externe" explique t-il.
"Les séquestrés, ce sont plutôt les salariés!", estime le délégué CGT. "On ressemble à des mineurs de fond", ironisait un autre syndicaliste en décrivant les grévistes au visage noirci par les pneus qui flambent depuis 48 heures devant l'usine. Les camions sont interdits d'entrer ou sortir du site mais les salariés sont autorisés à rejoindre des postes de travail "qui ne tournent pas". De source syndicale, les salariés s'apprêtent à passer le week-end devant l'usine.
(D'après agence)
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