Michelin : les deux cadres sont libres

le 17 février 2008 à 10h24 , mis à jour le 17 février 2008 à 21h15

Séquestrés depuis jeudi matin à l'usine Kléber de Toul, que Michelin va fermer l'an prochain, ils ont été relâchés dimanche en début d'après-midi.

Salariés en colère à l'usine Kléber de Toul (16 février 2008)Salariés en colère à l'usine Kléber de Toul (16 février 2008) © TF1/LCI

Les deux cadres de l'usine de pneumatiques Kléber de Toul, en Meurthe-et-Moselle, séquestrés depuis jeudi matin, ont été relâchés dimanche vers 14 heures et ont quitté le site, escortés par la directrice départementale du travail de Meurthe-et-Moselle. Des salariés silencieux formaient une haie au passage des trois personnes. Un peu plus tôt dans la journée, les  organisations syndicales de l'usine, qui protestent contre la fermeture programmée du site, avaient  rencontré le directeur régional du travail et de l'emploi, nommé médiateur par le préfet du département et porteur des positions de Michelin. "Des propositions significatives ont d'ores et déjà été faites cette nuit", avait alors précisé le fabricant de pneumatiques.

Michelin s'était dit prêt "à faire évoluer le plan d'accompagnement" pour le personnel, même si la fermeture du site est "inéluctable", réaffirme le patron de Michelin, Michel Rollier, dans un entretien à paraître lundi dans La Tribune. Samedi, les délégués des syndicats CGT et FO avaient indiqué au médiateur tout juste nommé vouloir discuter sur la base d'une indemnité de 3000 euros par année d'ancienneté avec un plancher minimum de 30.000 euros en cas de licenciement. La direction aurait évoqué 2000 euros par an, mais un accord aurait finalement été dégagé dimanche sur la base de 2500 euros.

La fermeture de l'usine est "inéluctable"

La CGT  espère que le fabricant de pneumatiques va dégager une "ligne budgétaire" pour financer leurs revendications. Ces revendications portent sur les mesures d'accompagnement des 826 salariés du site de Toul, qui fermera ses portes en septembre 2009. Les grévistes demandent notamment la revalorisation des primes de départ et leur versement sans condition, ainsi que des mesures d'âge et l'augmentation des primes de mutation. Une nouvelle réunion avec les syndicats et la direction est prévue dimanche dans la journée.
 
Christine Lagarde, la ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, a fait part samedi de son soutien à l'idée de nommer un médiateur "pour que soit trouvée une issue au conflit en cours". Aucun calendrier de rencontres entre le médiateur, les syndicats et la direction n'a été établi n'avait été établi samedi après-midi. Une centaine de salariés se relaient 24 heures sur 24 devant le site de Toul pour maintenir le piquet de grève. Lors de la présentation des résultats de Michelin, vendredi, Jean-Dominique Sénart, gérant du groupe, a déclaré que la fermeture de l'usine de Toul était "inéluctable". "Mais nous veillerons à ce que tous les salariés puissent retrouver un emploi dans les meilleures conditions", avait-il ajouté.

D'après agence

le 17 février 2008 à 10:24
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16 Commentaires

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  • René, le 17/02/2008 à 19h09

    Carrefour, Michelin, arcelor, et les autres.. La révolutions des petits salaires et des exploités est en marche. Planquez votre pognon!!!

  • J-Yves, le 17/02/2008 à 18h18

    La sequestration est legal.. tant que c'est la CGT qui le fait, mais pour nous, les autres pecos, c'est la prison assuree... C'est ca, les privileges des societes monarchiques...

  • PATRICK, le 17/02/2008 à 15h53

    De toute façon Michelin va foutre ces 2 cadres à la porte, pour n'avoir pas su apprécier le risque dans cette crise : deux chomeurs de plus

  • Ener de coaraze, le 17/02/2008 à 15h18

    Et alors, où est la députée Morano, fille du peuple, aboyeuse de SuperSarko? Lorsqu'il faut défendre ses alters, ceux qui l'on en partie élue, courage fuyons,il est plus facile de la ramener à l'assemblée ou à la télé que devant des ouvriers qui se battent pour conserver leur outil de travail et leur gagne-pain!!!! Toujours les mêmes qui subissent les frasques des patrons.

  • Michel, le 17/02/2008 à 15h02

    Si un groupe industriel est déficitaire, il reste. S' il est bénificiaire, il part... Pour investir ailleurs, c'est moins cher. Mondialisation.

  • Michel, le 17/02/2008 à 14h59

    Un industriel ne peut pas exercer dans un pays ou la parole est à Karl Marx.

  • Fred, le 17/02/2008 à 14h58

    La question est : N'est il pas a craindre que la violence exercée sur les ouvriers et salaries (licenciements,delocalisation,salaires bas,pression horaire ) se retournent un jour contre le patronnat ? Ils n'en sont sont qu'a la sequestration............mais le desespoir peut mener plus loin .......ce n'est pas un encouragement a cela mais une vraie crainte a avoir .

  • Martin, le 17/02/2008 à 14h48

    La sequestration et Illegal

  • Jissé, le 17/02/2008 à 14h18

    Dommage que l'on n'ai pas entendu le président du pouvoir d'achat sur ce problème. LUI qui est d'habitude sur tout les fronts. Quel mépris de la France d'en bas !

  • Eric, le 17/02/2008 à 14h06

    C'est malheureux, l'entreprise annonce des bénéfice extraordinaire et on ferme !!!! si c'est ça la libéralisme, c'est vraiment pas jolie!

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