L'accès à l'aéroport de Roissy bloqué par des taxis en colère © LCIAprès la pagaille, le retour à la normale. Les accès aux aéroports de Roissy et d'Orly étaient "fluides" mercredi à 12h30, a indiqué Aéroports de Paris. Les sorties d'Orly l'étaient également, seules celles de Roissy se heurtant à "quelques bouchons". A midi, le Centre régional d'information et de coordination routière (Cricr-Idf) avait indiqué que les aéroports de Roissy et d'Orly étaient inaccessibles en voiture du fait des bouchons provoqués par les manifestations des taxis en grève.
Pour les mêmes raisons, la circulation était par ailleurs complètement paralysée sur l'A1 à hauteur de Garonor, sur l'A13 porte d'Auteuil et sur l'A6 au niveau de Wissous. On comptait au total 68 kms de bouchon à midi en Ile-de-France, un volume cumulé en soi normal pour un jour en semaine.
A Paris, un chauffeur de taxi gréviste participant à la manifestation a renversé un policier porte Maillot, dans le XVIIe, le blessant légèrement, selon la préfecture, qui parle d'un acte "volontaire". Le conducteur a été immédiatement interpellé et conduit au commissariat. A Paris, les taxis franciliens et ceux de régions voisines (Picardie, Champagne-Ardenne, Lorraine, Bourgogne et Centre) devaient converger dans la matinée Porte Maillot, selon la Fédération nationale des artisans du taxi (Fnat). Le cortège doit prendre fin vers 18 heures. Vers 11 heures, 3.200 taxis grévistes étaient recensés en région parisienne, selon la préfecture.
Reçus à 16 heures par Fillon
En province, de nombreux rassemblements avaient également lieu. A Rouen par exemple, des opérations "escargot" des chauffeurs convergeant vers la ville compliquaient fortement la circulation. Même difficultés à Brest où les chauffeurs bloquaient les accès à l'aéroport et au dépôt de carburant de la ville. Des rassemblements étaient également prévus à Lille, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Nice, Marseille et Lyon et des opérations escargot comme mercredi dernier sont envisagées.
Il s'agit de la deuxième manifestation nationale organisée par la profession depuis la publication du rapport Attali le 23 janvier. Ce rapport propose notamment d'augmenter le nombre de taxis en attribuant des licences gratuites aux demandeurs.
François Fillon a annoncé mercredi que les représentants des organisations professionnelles des chauffeurs de taxis seraient reçus à 16 heures à Matignon. "Le système de la profession de taxis ne fonctionne pas bien, en tous cas dans certaines villes. (...) Il faut que cette profession évolue", a déclaré le Premier ministre sur RMC Info et BFM TV. François Fillon a réaffirmé que le gouvernement était ouvert à la concertation avec les chauffeurs de taxis. "Ce n'est qu'un rapport, ce n'est pas une décision du gouvernement", a souligné le chef du gouvernement au sujet du rapport Attali. "Il ne s'agit pas de déréglementer, il s'agit de faire en sorte que ces professions fonctionnent mieux", a-t-il dit, invitant de nouveau les chauffeurs de taxis à mettre sur la table leurs propositions.
Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, a affirmé mercredi que les taxis étaient "légitimement inquiets", après la publication du rapport Attali, mais qu'il était "hors de question de faire subir une réforme" à cette profession.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




