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Ils ont passé plus de 4 heures autour de la table des négociations, au ministère des Transports. Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a annoncé mercredi soir tard avoir signé avec la CGT et la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) "un relevé d'accord qui permet de sortir du conflit" des contrôleurs aériens en grève depuis lundi.
Il ne reste plus qu'à le soumettre "à des consultations, en particulier du côté de la CGT, de sortir du conflit", a déclaré Dominique Bussereau. La CGT a précisé qu'elle allait soumettre cet accord -qu'elle a jugé "de qualité"- en assemblée générale "dans les heures qui viennent", "de façon à trouver une issue positive au conflit".
Lourdes perturbations
Le syndicat avait entamé lundi une grève destinée à protester contre la première phase d'un regroupement des trois centres de contrôle aérien de région parisienne (Orly, Roissy, Athis-Mons) à Athis-Mons (Essonne) d'ici 2015-17, qui prévoit d'envoyer temporairement une partie des contrôleurs aériens d'Orly à Roissy dès 2011.
Une première réunion de conciliation s'était tenue mardi entre la CGT et la la DGAC. Après quatre heures et demie de discussions les deux parties s'étaient quittées sur un constat d'échec. La CGT avait déposé un nouveau préavis de grève pour la semaine du 18 février à Orly.
La grève, entamée lundi à Orly puis mardi à Roissy et Athis-Mons, a lourdement perturbé le trafic notamment à Orly avec de nombreux vols annulés et d'importants retards depuis trois jours. Les aéroports de Marseille, Nice, Lyon ou Toulouse ont également tous connus mercredi des annulations et retards. Mercredi il y avait 38% de grévistes à Athis-Mons, 45% à Orly et 5% à Roissy, selon la DGAC, soit à peu près autant que la veille.
La CGT seule, mais "très majoritaire"
Interrogé sur LCI sur une grève de quelques dizaines de personnes qui frappe plusieurs dizaines de milliers de voyageurs, le secrétaire générale de la CGT pour les contrôleurs aériens a répliqué que leur sort "ne les laisse pas insensible". "Mais nous avons tout fait pour éviter la grève", a ajouté Norbert Bolis et "la DGAC a répondu à nos préoccupations par une fin de non recevoir".
Toujours sur LCI, il a reconnu que si la CGT était bien seule dans ce conflit, aucun autre syndicat ne s'étant joint à ses deux préavis, elle était "très majoritaire" chez les contrôleurs aériens ce qui explique l'ampleur du mouvement et ses conséquences sur le trafic aérien.
"Prédominance syndicale"
Côté DGAC, le directeur général avait pour sa part estimé mardi soir que "la CGT refuse toute perspective de rapprochement entre Orly et Roissy". Il considérait que la CGT voulait avant tout "rechercher une prédominance syndicale" en exigeant une consultation des personnels sur les trois sites d'Athis-Mons, Orly et Roissy en même temps. Numériquement, la CGT dispose en effet d'une majorité globale sur les trois sites, ce qui risque de ne pas être le cas si la consultation devait se dérouler simplement à Orly et Roissy.
Si elle accepte le projet de regroupement à Athis-Mons qui "permettra des gains en termes de sécurité, de fluidité du trafic aérien en Ile-de-France, d'économies de carburant ainsi que d'émissions de CO2", la CGT considère que le rapprochement provisoire à Roissy qui "mobiliserait une centaine de personnes pendant trois ans" sera "coûteux en temps, en argent et en force de travail" sans apporter "aucun gain ni en sécurité, ni en capacité aéroportuaire, ni au niveau de l'environnement".
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