Rumeurs de plan social chez AGF

le 17 février 2008 à 14h37 , mis à jour le 17 février 2008 à 14h56

Les syndicats prennent la menace très au sérieux, la direction met en garde contre toute spéculation. Une réunion est programmée mercredi.

Le siège des AGF à La DéfenseLe siège des AGF à La Défense © TF1/LCI

Y a-t-il un projet de plan social chez AGF ? Les syndicats s'en inquiètent - une inquiétude alimentée ce week-end par un article du Parisien. Selon les informations du quotidien, les AGF, rachetées en 2007 par le géant allemand Allianz, s'apprêteraient à annoncer un plan social visant 1500 à 2000 personnes sur les 13.000 que compte la compagnie d'assurances en France. Serait principalement concerné le "back-office", c'est-à-dire les personnes chargées de la gestion des sinistres mais qui ne sont pas au contact de la clientèle. La direction a répondu dimanche par un communiqué ; elle n'a ni démenti ni confirmé les chiffres avancés par le quotidien. Mais elle a rappelé que des groupes de travail planchaient sur la compétitivité des AGF depuis son rachat par Allianz. Et elle a souligné que "toute spéculation sur le contenu ou les conséquences de ce processus (groupes de travail, ndlr) est aujourd'hui prématurée et dommageable".

Un comité d'entreprise doit se tenir mercredi, au cours duquel la direction doit présenter le résultat des groupes de travail et un "projet", a précisé la direction. Avant d'ajouter que "la détermination des AGF est d'ouvrir dans les meilleures conditions possibles une négociation transparente avec ses partenaires sur (ce) projet qui (...) vise à assurer le développement pérenne et compétitif des AGF".

Des syndicats dans l'expectative

Jean-Jacques Cette, secrétaire général CFDT du comité d'entreprise et membre du conseil de surveillance d'Allianz, affirme prendre la menace "au sérieux", sans pour autant savoir ce qu'il en est précisément. "Cela fait dix mois que l'entreprise étudie tous azimuts toutes les pistes, et travaille à l'application du modèle allemand en France. C'est allé du plus terrible au moins terrible, je ne sais pas ce qu'il en ressortira mercredi". Selon lui, les pistes explorées "allaient d'une fermeture complète de tous les sites en province, en ramenant tout sur un seul site, et avec des suppressions d'emplois plus importantes encore que celles mentionnées par Le Parisien", à "une spécialisation des sites, avec des départs, mais par le jeu des départs naturels". Selon une autre source syndicale, un plan social de cette ampleur serait sans précédent dans le secteur des assurances en France.

"La CFDT peut comprendre et accepter que des process soient remis en cause au sein des AGF si cela se fait normalement, et pour porter l'entreprise vers l'avenir", confie Jean-Jacques Cette. "Mais on combattra toute forme de réorganisation qui viserait à fermer des sites, des délégations régionales et à réduire des effectifs par des licenciements économiques", car "dans une entreprise qui dégage des bénéfices, on a les moyens de travailler dans le temps et différemment". Selon lui, l'objectif de la direction est "d'améliorer la productivité et la compétitivité pour faire du développement rentable", dans un contexte où les assureurs misent avant tout sur la conquête commerciale et rationnalisent la gestion par l'outil informatique.

D'après agence

Les AGF : fiche d'identité

Les AGF comptent environ 9000 salariés administratifs et 4000 commerciaux. Le groupe AGF inclut d'autres filiales, Mondial Assistance, Heuler Hermes (assurance crédit) et Banque AGF, ce qui porte son effectif global à 30.000 personnes. Il a dégagé en 2006 un bénéfice net de 1,9 milliard d'euros pour un chiffre d'affaires de 18,6 milliards.

le 17 février 2008 à 14:37
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

4 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Leo, le 17/02/2008 à 21h21

    -heu...on est chez AGF? -non! -Tant Mieux!!!

  • Carisa, le 17/02/2008 à 19h43

    Nous ne sommes pas au bout de nos peines;que peut le gouvernement;rien;le pauvre jospin l'avait dit haut et fort et il apris la raclee;une solution,travailler à la sncf

  • Martin, le 17/02/2008 à 17h09

    Comme les entreprises industrielles, les entreprises de services sont en compétition. Elles cherchent à faire des gains de productivité pour pouvoir survivre. Faut-il s'en étonner ? Pour courir plus vite que les autres, mieux vaut être moins grassouillet. Un jour l'Etat le comprendra et appliquera les mêmes méthodes à ses propres employés. Il sera peut-être trop tard.

  • Ha, le 17/02/2008 à 15h29

    Ils n'assurent pas leurs boulots chez AGF???!!!

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience