Les grévistes devant l'usine Kléber de Toul © LCIAlors que s'ouvre lundi les négociations entre syndicats et gouvernement sur la revalorisation des traitements dans la fonction publique, la semaine sociale risque d'être aussi chargée dans le secteur privé. Plusieurs entreprises pourraient faire parler d'elles en raison de plans sociaux annoncés ou seulement ébruités, comme aux assurances AGF où 1500 à 2000 postes pourraient être supprimés, selon Le Parisien. La direction a juste confirmé la tenue d'un comité d'entreprise mercredi.
Près de Bordeaux, la crainte d'une fermeture de l'usine Ford a conduit à l'installation d'un piquet de grève qui devrait bloquer le site au moins jusqu'à mercredi. A Toul, la pression est en revanche retombée à l'usine Kleber vouée à fermer l'an prochain, entraînant la perte de 826 emplois. Après une médiation de l'Etat, Michelin a proposé dimanche de "faire évoluer le plan d'accompagnement" et deux cadres, séquestrés depuis jeudi matin par des grévistes, ont été libérés.
Reprise du travail chez Carrefour Marseille
Chez Miko à Saint-Dizier, où la moitié des 493 emplois sont menacés, des représentants des salariés devraient être reçus aujourd'hui par le ministre du Travail, Xavier Bertrand, à la demande d'élus locaux. Unilever, la maison mère de Miko, vient d'annoncer un bénéfice net 2007 de 4,136 milliards d'euros (-18%). Une grève devrait également toucher L'Oréal ce lundi, à la veille d'une nouvelle négociation sur les salaires, là encore sur fond de bénéfice net record dégagé en 2007 par le géant cosmétique. Chez Carrefour, paralysé par une grève contre les salaires trop bas dans un hypermarché de Marseille, le travail devrait reprendre lundi après un accord trouvé dimanche au seizième jour de conflit.
Jeudi, c'est l'avenir de deux autres grandes entreprises qui sera au coeur de l'actualité, avec l'avis que devrait rendre le Comité d'entreprise européen de Gaz de France sur la fusion avec Suez, indispensable à la poursuite du projet. Les deux groupes assurent pouvoir finaliser leur fusion d'ici fin juin. Pendant ce temps, patronat et syndicats poursuivent leurs discussions sur la réforme de la représentativité des syndicats. Après avoir évoqué les modalités de mesure d'une nouvelle représentativité des organisations syndicales et les moyens de développer la négociation dans les entreprises, les partenaires sociaux devraient aborder jeudi le problème des moyens et du financement des syndicats, alors que les secrets de la caisse noire du patronat de la métallurgie, l'UIMM, semblent toujours bien gardés.
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