André Santini © LCIQuelques minutes avant l'ouverture d'une nouvelle séance de négociations entre syndicats et gouvernements sur la revalorisation des salaires des fonctionnaires, André Santini, secrétaire d'Etat à la Fonction publique, a d'emblée prévenu : "les caisses sont vides et les syndicalistes le savent très bien". Les syndicats réclament une plus forte augmentation du point d'indice que les 0,5% proposés par le gouvernement, estimant que les augmentations de salaires seraient insuffisantes. Mais pour André Santini, "ce qui a été proposé, c'est une augmentation de 3,7%, évidemment dans ces 3,7%, il y a les 0,5% du traitement indiciaire. 3,7%, c'est largement au niveau du privé", a-t-il estimé sur France 2.
Selon André Santini, les fonctionnaires "tiennent beaucoup" au point d'indice, car, a-t-il ironisé, "il y a huit organisations syndicales, et c'est leur seul point commun". "Ils disent aussi que tout le monde est concerné par ce point d'indice, mais vous voyez bien que c'est un modèle dépassé", a ajouté le secrétaire d'Etat, qui a volontiers répété que le point d'indice était un "crocodile empaillé". Faiblement revalorisé ces dernières années, le point d'indice ne représente plus que 30% de la progression du pouvoir d'achat des fonctionnaires. La progression vient à 60% du glissement vieillesse technicité, autrement dit l'ancienneté.
La négociation entre l'Etat et les syndicats de fonctionnaires portera aussi sur un mécanisme de garantie du pouvoir d'achat, proposé par le ministre du Budget et de la Fonction publique, Eric Woerth. Ce mécanisme permettrait d'examiner les situations au cas par cas tous les quatre ans, le gouvernement estimant, après études approfondies, que 17% des fonctionnaires ont perdu du pouvoir d'achat ces dernières années. "On a découvert ça avec un travail en profondeur", "il n'est pas normal que quelqu'un qui travaille pour l'Etat en vienne à perdre du pouvoir d'achat", a conclu André Santini.
D'après agence
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