Nicolas Sarkozy à la gare Montparnasse où il a rencontré des chauffeurs de taxis, le 8 février 2008 © TF1-LCI 
Sarkozy et les taxis parisiens : face-à-face
Rencontre avec les taxis suite. Après avoir reçus les représentants des syndicats de taxis jeudi à l'Elysée, Nicolas Sarkozy s'est rendu vendredi après-midi gare Montparnasse pour rencontrer des chauffeurs de taxis. Pendant environ 40 minutes, il a discuté avec près de 80 chauffeurs.
Le président leur a redit qu'il "ferait la réforme" afin d'augmenter le nombre de taxis, notamment dans la capitale, tout en leur promettant : "vous ne serez pas spoliés". Pour ce faire, "il suffit de gérer les départs à la retraite des taxis", a-t-il estimé. A un chauffeur qui lui disait qu'il faudrait aménager le permis à points, le président a répondu : "je ne suis pas contre (...) Je suis tout à fait prêt, dans le cadre de la discussion avec la profession, qu'on mette ça à plat".
"Je ne suis pas là pour faire la campagne de Delanoë"
"Je me suis engagé devant vos représentants, je ferai la réforme parce qu'à Paris, notamment, nous sommes la seule ville au monde où il manque de taxis" mais "il n'est pas question de faire n'importe quoi (...) J'ai donc proposé qu'on se donne deux mois avec la profession pour faire un comité d'évaluation", a rappelé le président. Pour éviter la spoliation des taxis, il a proposé "de donner à un propriétaire d'une licence une autre licence à titre gratuit". Selon lui, "à partir du moment où les taxis seront disponibles, on aura une nouvelle clientèle, notamment de gens qui aujourd'hui prennent leur voiture".
Aux chauffeurs de taxis qui se plaignaient des "problèmes de circulation dans Paris", le chef de l'Etat, qui était accompagné de Philippe Goujon, tête de liste UMP aux municipales dans le XVe arrondissement de Paris, a répliqué : "je ne suis pas là pour faire la campagne de Delanoë, ou pour l'attaquer. Ce n'est pas mon problème".
Rapport Attali : "je ne ferai rien sans vos représentants"
Et à ceux qui s'inquiètaient du rapport Attali, qui prévoit selon eux une déréglementation de leur profession, il a lancé : "ce n'est pas Attali qui fera la réforme, c'est moi. Je ne ferai rien sans vos représentants". "C'est moi-même qui annoncerai la réforme, dans deux mois. Je ferai la réforme et à l'arrivée, elle sera bénéfique pour les taxis", a-t-il promis.
La Fédération nationale des artisans taxis avait organisé deux journées d'action les 31 janvier et 6 février, pour protester contre les propositions du rapport Attali les concernant. En recevant leurs représentants jeudi, Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il entendait "conduire rapidement" la réforme de leur profession, sur la base de leurs propositions et de celles du rapport Attali (lire notre article).
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