Nicolas Sarkozy reçoit les représentants de la profession de taxi, le 7 février 2008 © TF1-LCILe communiqué met les formes pour ne pas se remettre à dos les chauffeurs de taxis. Alors que les syndicats criaient victoire mercredi, affirmant que le gouvernement s'était engagé à ne pas reprendre les propositions Attali (lire notre article), l'Elysée a affirmé jeudi "souhaiter que toutes les questions soient mises sur la table, la discussion portant sur les propositions formulées par la commission pour la libération de la croissance (dirigée par Jacques Attali), et sur les propositions de la profession".
Le président recevait ce jeudi midi les représentants de la profession, au lendemain d'une 2e journée de protestation finalement levée après une réunion à Matignon. Selon le porte-parole de la présidence, Nicolas Sarkozy leur a affirmé qu'il entendait "conduire rapidement cette réforme, dont il attend plus d'activités, plus d'emplois, et un meilleur service pour les usagers". "Il ne s'agit pas de déréglementer la profession, mais de moderniser une réglementation qui ne donne plus satisfaction", a précisé David Martinon.
Les mots "rapport Attali" n'ont "pas été prononcés"
Discussions donc. Et rapides. Mais, "ce n'est pas sur la base du rapport Attali qu'on va travailler", a pour sa part affirmé Alain Estival, président de la Fédération nationale des artisans taxis (FNAT). Selon lui, les mots "rapport Attali" n'ont "pas été prononcés" au cours de l'entretien avec le président. "Aujourd'hui, le président de la République siffle la fin de la récréation (...) Il nous a dit ‘les taxis ne seront pas spoliés mais il faut se réformer'", a-t-il ajouté.
Mercredi soir, il avait affirmé : "le conflit est terminé, et le gouvernement ne reprendra pas les propositions Attali sur les taxis". Matignon n'avait ni confirmé, ni infirmé, promettant seulement de "donner toute sa place à la concertation".
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