Un salarié de la BNP se suicide dans son agence

le 04 mars 2008 à 09h50 , mis à jour le 04 mars 2008 à 10h00

Selon la CGT, l'homme aurait eu quelques jours auparavant un entretien avec ses supérieurs, pour lui indiquer qu'il n'avait pas atteint certains de ses objectifs.

BNP

Le suicide remonte à la fin du mois de janvier, mais l'information n'a été divulguée que lundi. Un salarié de BNP Paribas de 45 ans s'est suicidé au début de l'année sur son lieu de travail, dans l'agence de Villefranche-de-Rouergue, dans l'Aveyron. Son corps a été retrouvé par ses collègues à l'ouverture de l'agence le lundi matin.
 
D'après la CGT, ce conseiller en patrimoine financier avait été convoqué quelques jours auparavant à Albi pour un entretien avec ses supérieurs. "Il lui aurait été indiqué qu'il n'avait pas atteint certains de ses objectifs, en particulier en matière de  placement de produits financiers", selon le syndicat, qui avance que la direction "aurait évoqué sa mutation". La CGT rapporte également des extraits d'une lettre que le salarié a écrite avant de mourir.  "J'ai aimé mon métier et je  ne sais rien faire d'autre. Je ne vois pas d'avenir. J'ai toujours respecté mes clients en essayant de rester le plus correct avec eux. De ce côté-là au  moins on ne peut rien me reprocher", écrit-il dans cette lettre.
 
L'homme a laissé plusieurs lettres
 
Pour sa part, la direction nationale de la banque a indiqué avoir "mobilisé tous les moyens nécessaires pour essayer de comprendre" et "collaborer aux procédures en cours". "Tout le monde a été choqué et attristé par la nouvelle", a déclaré un porte-parole de la banque. L'homme, marié et père de deux enfants, a laissé plusieurs lettres dont une à l'attention du patron local de la BNP, basé à Albi, selon la  direction. "Il y disait qu'il lui avait toujours fait toute confiance et qu'il lui faisait confiance pour la suite et notamment pour s'occuper des siens",  a-t-elle poursuivi.

L'épouse du salarié a déposé plainte contre X, a précisé la CGT, qui a elle-même prévu de se porter partie civile. Le syndicat estime que "toute la vérité doit être faite sur les causes du décès de notre collègue pour que de tels faits ne se reproduisent pas".

D'après agence

le 04 mars 2008 à 09:50
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