L'impact de la grève limité sur les rails

le 10 mars 2008 à 22h43 , mis à jour le 12 mars 2008 à 14h44

Malgré le mouvement de la CGT, l'ensemble du réseau ferroviaire fonctionne presque normalement ce mercredi... Seul touché, le réseau des TER.

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Le trafic est "pratiquement normal" ce mercredi sur l'ensemble du réseau ferroviaire sauf pour une partie des TER, selon la SNCF, alors que la CGT a appelé à une journée de grève. Le préavis court jusqu'à jeudi, huit heures du matin. Dans un communiqué, l'entreprise, qui juge le trafic des TER normal sur la moitié des régions et réduit de 50% sur l'autre moitié, a annoncé en début d'après-midi un taux de grévistes de "globalement 9,11%, et de 13,92% dans l'exécution" (hors maîtrise et cadres). Le secrétaire général de la CGT cheminots Didier Le Reste, a pour sa part évalué le taux de grévistes, tous services confondus, entre 15% et 20% à 11 heures.

En Ile-de-France, le trafic SNCF est également normal à l'exception de 3 lignes au départ de Paris Montparnasse où seulement 70% des trains circulent. Lundi, la SNCF avait indiqué que les trois lignes concernées étaient celles en direction de Rambouillet, de Dreux et de Mantes-la-Jolie, via Plaisir-Grignon. Concernant les lignes RER gérées par la SNCF, le service n'est perturbé qu'au départ de Montparnasse.

Pénibilité : la CGT veut de "nouvelles propositions"
 
Le trafic des Corail Intercités est de son côté normal au départ des gares parisiennes de l'Est, du Nord et de Lyon. Il devait en revanche être perturbé sur plusieurs autres lignes dont Paris Austerlitz-Tours (5 allers-retours), Paris Saint-Lazare-Le Havre (10 allers-retours), Paris Saint-Lazare-Rouen (17 allers-retours), Bordeaux-Nantes (2 allers-retours) ou encore Bayonne-Toulouse (2 allers-retours). Pour les TGV province-province, le service était annoncé comme perturbé sur certains axes, selon le communiqué de mardi de la SNCF qui ne donne pas plus de précisions. La SNCF évoque aussi des perturbations sur des lignes comme Nantes-Bruxelles (un aller-retour), Perpignan-Lille (un aller-retour) ou Strasbourg-Lille (deux allers-retours).
 
La CGT, premier syndicat de l'entreprise, a appelé seule à cette grève, la première depuis la nomination à la présidence de la SNCF de Guillaume Pepy. La confédération demande de "nouvelles propositions" concernant la pénibilité, dans le cadre de la réforme du régime spécial de retraite, alors que mercredi se tient une table-ronde conclusive avec la direction sur cette question. Elle entend également mobiliser sur l'avenir du fret estimant que les "premières inflexions" de la direction sur ce sujet demeurent "insuffisantes".

Pour la première fois au niveau national, l'entreprise ferroviaire publique a appliqué pour cette grève la loi sur le service minimum qui oblige depuis janvier les grévistes à déclarer 48 heures avant la grève s'ils comptent la suivre ou non. "Le service minimum ça marche et c'est un plus pour les clients", a résumé un porte-parole de la direction. Selon lui, 3773 cheminots sur les 14.600 conducteurs, contrôleurs et aiguilleurs qui auraient pu faire grève ce mercredi avaient indiqué 48 heures avant dans le formulaire prévu à cet effet qu'ils comptaient faire grève. Et - à moins de 5% près - il étaient effectivement en grève ce mercredi. Parallèlement, la SNCF n'a quasiment pas constaté de cas de cheminots ayant fait grève alors qu'ils ne l'avaient pas annoncé précédemment. "La loi nous a permis d'ajuster nos prévisions de trafic, qui se révèle au final meilleur que prévu", assure la direction. 

D'après agence

le 10 mars 2008 à 22:43
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