Manifestation à La Redoute en avril 2008 © TF1/LCILes grévistes de La Redoute observent des arrêts de travail de quelques heures chaque jour depuis début avril. Mardi, ils ont ont décidé en assemblée générale de paralyser pour une journée le site de La Martinoire à Roubaix, unique centre d'expédition du numéro un français de la vente à distance.
"Rien de sérieux n'est sorti" de la réunion entre l'intersyndicale CGT-Sud-CFDT-CFTC-FO-UPAR et la direction lundi soir au siège à Roubaix, a souligné Jean-Christophe Leroy, délégué CGT. "On est très très loin des revendications. Par principe, on a soumis (le protocole d'accords) en assemblée générale : il a été rejeté. Nous ne signerons pas sur ces bases". Selon la direction, le blocage des camions s'est achevé mardi à 16 heures et les livraisons pour mercredi n'ont pas été affectées.
Positions bloquées
La direction a proposé lors de la réunion de lundi de relever les plus bas salaires au niveau du Smic, plus 1,2% après la revalorisation du Smic de 2,3% au 1er mai annoncé la semaine dernière par le gouvernement. Cette offre représente une hausse de 4,48% ou de 50 euros bruts par mois, portant le salaire minimum à La Redoute à 1325 euros, selon Vinciane Beurlet, porte-parole de Redcats (pôle VAD de Pinault Printemps Redoute). La direction a par ailleurs proposé d'étaler sur trois mois le décompte des heures ou des jours de grève, de prendre en charge le lundi de Pentecôte, de recruter 50 à 60 personnes et de revaloriser les mutuelles.
"1325 euros, c'est déjà la rémunération de la majorité des salariés" du secteur industriel de La Redoute, a protesté Jean-Christophe Leroy après les propositions de relèvement des plus bas salaires. L'intersyndicale réclame une augmentation de 150 euros nets par mois, l'embauche de 300 intérimaires et le paiement des heures de grève.
D'après agence
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