Nicolas Sarkozy rendant visite aux ouvriers d'Arcelor-Mittal, à Gandrange (4 février 2008) © TF1/LCIPour tenir sa promesse de maintenir l'emploi à Gandrange, l'Etat travaille actuellement à un drôle de compromis avec ArcelorMittal, selon les Echos. Le sidérurgiste réfléchirait ainsi à aller jusqu'au terme de la fermeture partielle de l'usine de Gandrange mais à la compenser par le développement de l'usine voisine de Florange.
La direction d'ArcelorMittal a en tout cas confirmé mercredi en comité d'entreprise européen (CEE) la fermeture partielle de l'usine de Gandrange (Moselle) qui va entraîner 575 suppressions d'emplois, soit 20 de moins que dans le plan initial, selon Edouard Martin, élu CFDT au CEE. De son côté, la direction du numéro un mondial de l'acier ne souhaitait pas faire de commentaires. Le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Luc Chatel, a également refusé de commenter la confirmation par la direction d'ArcelorMittal de la suppression de 575 postes à Gandrange (Moselle), renvoyant au comité d'entreprise de vendredi.
"A quelques kilomètres"
Le projet de développement de Florange était déjà suggéré par François Fillon mardi sur France Inter : "On peut aussi admettre qu'un groupe important puisse proposer à ses salariés d'aller travailler à quelques kilomètres de Gandrange", avait alors affirmé le Premier ministre, interrogé sur l'engagement de l'Etat dans le dossier. "La question n'est pas de savoir précisément où seront faits les investissements, la question qu'il faut se poser, c'est de savoir si Lakshmi Mittal apporte un développement à l'économie française ou non", avait-il ensuite tranché.
Dans un premier temps, ArcelorMittal a donc confirmé la fermeture partielle de Gandrange mais, selon les Echos, il "envisage de faire un geste". Ce geste pourrait ainsi consister en un développement du site de Florange, à seulement 9 kilomètres de là. Le président de la République s'est, à plusieurs reprises, engagé à maintenir en activité l'aciérie de Gandrange (Moselle) et Nicolas Sarkozy pourrait trouver via ce geste qui maintiendrait l'emploi dans la région une porte de sortie. L'Etat rêverait même de voir implanter à Florange un grand site de captage/stockage de CO2, un projet de plusieurs centaines de millions d'euros qui avait été jusque là promis aux Allemands...
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