Image d'archives © TF1Pour ceux qui en doutaient encore, Dominique Bussereau a déclaré jeudi sur France Info que la carte famille nombreuse allait "certainement disparaître". "Il y aura une table ronde la semaine prochaine avec la SNCF et les associations de consommateurs", a tempéré le secrétaire d'Etat aux Transports. "J'ai demandé à la SNCF de trouver un instrument comparable mais qui soit plus juste socialement".
"C'est pas pour cette année (...) La SNCF a tout le temps de la réflexion. Si cette mesure est mise en oeuvre, elle interviendra après 2009", a encore voulu rassurer Dominique Busserau. Jean-François Copé, chef de file des députés UMP, a plaidé jeudi de son côté, pour l'instauration d'un plafond de ressources "pas trop bas" donnant droit à la nouvelle carte famille nombreuse.
"Rien n'est tranché"
Le gouvernement avait annoncé vendredi, dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), qu'il n'assumerait plus le financement de la carte famille nombreuse en vigueur à la SNCF. Grâce à cette mesure, l'Etat compte économiser 70 millions d'euros. Ce matin, pour calmer les esprits, Jean-Louis Borloo avait promis qu'"en aucun cas les avantages des familles nombreuses ne seront réduits". Le ministre de l'Ecologie a ajouté sur RTL qu'il n'y aura en tout cas "pas de modification du statut de familles nombreuses".
"Peu importe" qui finance la carte, a déclaré Jean-Louis Borloo, car "il ne vous a pas échappé que la SNCF était possédée par l'Etat". A ses yeux, il s'agit d'un simple "problème de réorganisation, de clarté des budgets" et "absolument rien n'est tranché".
"Un coup dur porté aux familles"
Les associations familiales et l'opposition se sont élevées contre la suppression du financement public de la carte famille nombreuse qui en 87 ans est devenue une institution. Elle donne notamment droit à des réductions SNCF qui vont de 30% pour les familles de 3 enfants à 75% pour les familles de 6 enfants et plus. D'autres régies de transport comme la RATP et mêmes des lieux de loisirs (Cinémas...) offrent des réductions à ses bénéficiaires.
Les partis de gauche relaient maintenant cette colère. Mercredi, le Parti socialiste a estimé que le désengagement de l'Etat aboutirait "in fine à une hausse des tarifs qui pénalisera davantage les ménages modestes, ceux-là mêmes qui ne pourraient pas partir en vacances sans ces aides". Pour les Verts, "on passe en matière de transport ferroviaires d'une logique de service public en faveur de l'usager à une logique purement marchande qui réduit l'usager au client et qui laisse à quai les moins bien lotis".
Retour MYTF1
Chargement en cours...




