L'impact du conflit se fait sentir à Marseille

le 24 avril 2008 à 14h03 , mis à jour le 24 avril 2008 à 14h18

"On va vers un blocage des terminaux conteneurs", estime-t-on au port autonome de Marseille, où 14 navires ont déjà dû être détournés.

Navire à quai dans un portNavire à quai dans un port © TF1/LCI

Combien coûtera le conflit sur la réforme portuaire ? Difficile pour l'heure de le dire, alors que le mouvement se poursuit, mais d'ores et déjà, le port autonome de Marseille connaît une baisse perceptible du trafic. Quatorze navires ont été détournés, notamment vers Gênes et Barcelone, depuis le début des grèves, selon les responsables du patronat local, inquiets du maintien des cadences ralenties sur les terminaux marchandises.

"Cette grève donne peut-être l'image d'être molle mais elle n'est pas molle pour les entreprises. On va vers un blocage des terminaux conteneurs qui vont être tellement saturés qu'on ne pourra plus rien faire entrer ni sortir", a estimé lors d'un point presse le président de l'Union maritime et fluviale Marseille-Fos, Marc Reverchon. Il a détaillé la liste des navires détournés jusqu'à présent : deux pétroliers, un paquebot de croisière et onze porte-conteneurs. Selon lui, la reprise de l'activité après la journée de grève nationale de mercredi se fait au ralenti dans les terminaux conteneurs ouest du port avec une capacité "réduite de deux-tiers".

Grève du zèle et arrêts ponctuels

Une partie des 1500 agents du port ont décidé de pratiquer des arrêts de travail partiels ou des cadences ralenties depuis plusieurs jours afin de protester contre le projet de réforme des ports adopté mercredi en Conseil des ministres. Cette réforme qui prévoit de privatiser la manutention, faisant passer les grutiers et portiqueurs au statut privé, à l'instar de leurs collègues dockers en 1992.

Un des représentants locaux de la Fédération nationale du transport routier, Olivier Marchetti, a affirmé par ailleurs que de nombreux clients ont décidé de se détourner du port de Marseille au profit d'Anvers ou de Barcelone, et ce malgré des surcoûts. Pour une entreprise lyonnaise par exemple, il faut compter 500 euros par conteneur transporté de Marseille à Lyon mais 1700 pour un Barcelone-Lyon ou 2000 euros pour un Anvers-Lyon. Le président de l'Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône, Stephan Brousse, a insisté sur "l'urgence" de mener à bien la réforme d'ici l'été.

D'après agence

le 24 avril 2008 à 14:03
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1 Commentaires

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  • Tschumperlé, le 24/04/2008 à 17h13

    Il s'agit à présent de choisir entre la réforme des ports ou leur fermeture. La CGT a, semble-t-il choisi.

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