Parisot s'explique sur un sms

le 15 avril 2008 à 12h04 , mis à jour le 15 avril 2008 à 12h42

La présidente du Medef s'est expliquée mardi sur un texto, révélé par la presse, qui mentionne le nom de Denis Gautier-Sauvagnac. Laurence Parisot réaffirme qu'elle n'était pas au courant avant l'été des retraits suspects des caisses de l'UIMM.

Medef Laurence ParisotLaurence Parisot, présidente du Medef © LCI.fr

Laurence Parisot, la patronne des patrons, était-elle au courant des retraits suspects effectués par Denis Gautier-Sauvagnac dans les caisses de l'UIMM, le syndicat patronal de la métallurgie ? Les enquêteurs, pour en avoir le coeur net, ont perquisitionné jeudi dernier le bureau de la présidente du Medef.

Au cours de ces perquisitions, les enquêteurs seraient tombés sur un texto, dont le contenu révélé par Le Parisienmardi, pouvait prêter à suspicion. Le message, daté du 15 juin dernier et envoyé par Laurence Parisot à une de ses collaboratrices, disait en substance, selon le quotidien : "DGS ne lâche rien, ne dit rien, certains sont vraiment de  mauvaise foi. Je préfère t'en parler de vive voix demain".

"Un négociateur hors pair"

Passé l'"étonnement" de retrouver un sms dans la presse, la présidente du Medef a donné mardi deux explications plausibles la dédouanant. "La première hypothèse qui me semble aujourd'hui être la plus vraisemblable  est un SMS qui s'adresse à Cathy Kopp, membre de la commission sociale du Medef, à propos de la négociation pénibilité",  a-t-elle poursuivi.

Denis Gautier-Sauvagnac était partie prenante à ces négociations mais, selon la présidente, plusieurs membres de la fédération patronale lui prêtaient des propos un peu timides face aux autres négociateurs syndicaux. "Je pense, mais je ne suis pas certaine à 100%, que mon SMS à Cathy  consistait à dire que il y avait une très mauvaise interprétation de la position  de DGS, que DGS n'a rien lâché dans la négociation", a expliqué mardi Laurence Parisot, ajoutant que son texto consistait à "montrer l'estime" qu'elle avait pour ce "négociateur hors pair".

"Il y a une deuxième hypothèse : le 15 juin, c'est 4 jours avant la  grande réunion des numéros uns patronaux et syndicaux pour préparer le lancement  de la négociation sur le marché du travail, peut-être que c'est aussi à ce propos là", a avancé la responsable patronale. Et un lien avec l'affaire de l'UIMM?  "C'est absolument  impossible".

le 15 avril 2008 à 12:04
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