Plus de 400 postes menacés dans une usine Goodyear

le 29 avril 2008 à 16h56 , mis à jour le 29 avril 2008 à 18h13

Faute d'accord sur une réorganisation du travail, la direction de Goodyear-Dunlop prévoit la suppression de 402 postes dans son usine d'Amiens Nord.

TF1/LCI : Site de Goodyear-Dunlop d'AmiensSite de Goodyear-Dunlop d'Amiens © TF1/LCI

La direction de Goodyear-Dunlop prévoit la suppression de 402 postes dans son usine d'Amiens Nord après le refus par des syndicats de signer un accord sur une réorganisation du travail. "Le projet de plan dont les documents d'information ont été remis aux élus consiste à réduire la production journalière de pneumatiques tourisme de 38% en 2008" et "se traduirait par la suppression, à compter du mois de septembre 2008, de 402 postes permanents" au sein de l'usine d'Amiens Nord, qui emploie environ 1400 salariés, a déclaré la direction dans un communiqué. Selon Michael Wamen, secrétaire CGT de l'usine, "le projet doit être présenté en comité central d'entreprise le 13 mai".

Contrairement à ceux de l'usine voisine d'Amiens Sud, les syndicats de l'usine d'Amiens Nord ont refusé de signer l'accord de réorganisation du travail en 4x8, qui prévoyait une organisation en quatre équipes au lieu de cinq actuellement, qui auraient alterné sur la base de 5 jours de travail et 2 jours de repos. La signature de cet accord conditionnait la mise en oeuvre d'un plan d'investissement de 52 millions d'euros entre 2008 et 2011 sur les deux sites, qui aurait également entraîné la suppression de 500 emplois sur trois ans sans licenciement. Seul le site d'Amiens Sud, qui compte environ 1300 salariés, sur lequel la CGT, FO, la CFTC et la CFE-CGC ont entériné l'accord sur les 4x8, bénéficiera donc d'un plan d'investissement de 25,7 millions d'euros, avait confirmé la direction de Goodyear lundi.

"On parle d'un projet, pour l'instant, mais je reste persuadé que la direction va revenir à la charge avec les 4x8", a poursuivi Michael Wamen, qui s'est dit persuadé que la direction allait "se faire retoquer sévèrement par les tribunaux" avec ce projet. "Dès lors que le plan social sera terminé, il y aura une augmentation des coûts de 0,8%. Or un plan social, pour être valide et validé par la loi française, doit plutôt améliorer les résultats. Juridiquement, ce plan social risque de ne pas être valide", a-t-il estimé. Lors d'une consultation interne en octobre 2007, la majorité des 2700 salariés des deux sites avait refusé la mise en place de la nouvelle organisation destinée, selon la direction, à améliorer la compétitivité.

(D'après agence)

le 29 avril 2008 à 16:56
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