grève GT logistics © TF1 / LCILes casseurs de grève ne passent pas. Le juge des référés du tribunal de grande instance de Dax a ordonné mardi l'annulation d'une prime antigrève que l'entreprise GT Logistics avait proposé à la centaine de ses salariés, employés sur le site du motoriste Turboméca à Tarnos dans les Landes.
Début février, la direction avait proposé un contrat "de garantie de permanence de prestation" à la centaine d'employés qui assure notamment le transport des pièces sur le site landais du fabriquant de moteur d'hélicoptère, contre l'octroi d'une prime.
En plein mouvement
Cette prime baptisée, "avance permanente de 1000 euros", remboursable en cas de non respect du contrat par le salarié, avait provoqué la colère des syndicats, voyant là une remise en cause de leur droit de grève, alors même qu'un mouvement perturbait le fonctionnement de l'entreprise.
Le juge des référés a estimé dans son ordonnance "que le fait de créer et de remettre une avance permanente, et de poser comme condition à son maintien le renoncement à toute absence et notamment, toute action de grève ou de débrayage futurs (...) constitue une atteinte manifeste au droit de grève des personnels ayant signé le document (...)". L'affaire sera examinée sur le fond au TGI de Dax ainsi qu'au prud'hommes le 9 octobre.
D'après agence
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