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| Le RSA : comment ça marche ? |
L'opposition accueille par des critiques l'annonce de Nicolas Sarkozy de généraliser le Revenu de solidarité active (RSA) en 2009. Destiné à encourager le retour à l'emploi et à remplacer à terme le Revenu minimum d'insertion (RMI), le RSA doit jouer le rôle de revenu minimum quand les ménages n'ont aucune ressource, en cumulant une allocation avec les revenus du travail pour ceux dont les ressources sont trop faibles pour sortir de la pauvreté. Le coût annoncé par le chef de l'Etat, qui sera financé notamment grâce au redéploiement partiel de l'actuelle prime pour l'emploi, est inférieur de moitié à celui estimé par son initiateur, le Haut commissaire aux Solidarités actives Martin Hirsch, qui l'avait chiffré entre 2 et 3 milliards d'euros.
Martin Hirsch, qui a reconnu avoir craint un moment l'abandon de la généralisation de sa mesure, s'est dit vendredi satisfait. "C'est vraiment une excellente nouvelle pour ceux qui ont des difficultés et n'arrivent pas à sortir de la pauvreté (...) Je pense que ça va être un progrès social considérable", a-t-il dit sur les ondes de France Info.
"Déshabiller Paul pour habiller Jacques"
Jean-Marc Ayrault, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, a pour sa part fustigé le financement partiel du RSA par un redéploiement de la Prime pour l'emploi, ce qui revient à décider que "l'effort est demandé aux plus modestes". "Le président de la République est en train de dénaturer profondément la belle idée d'un Revenu de solidarité active (RSA). (...) le chef de l'Etat a délivré sa conception de la solidarité : faire payer la lutte contre la pauvreté et l'exclusion par les salariés les plus modestes, déshabiller Paul pour habiller Jacques", a-t-il déclaré.
Même son de cloche du côté du PS Stéphane Le Foll, qui dénonce le "bricolage" de l'exécutif dans l'application du RSA, en raison du "financement au rabais" exposé jeudi à la télévision par Nicolas Sarkozy. "On a annoncé une bonne nouvelle, le RSA, mais aussi une mauvaise : on va financer pour les plus pauvres leur accès au travail en enlevant de l'argent aux plus modestes" qui touchent la PPE. "C'est une image détestable pour ces populations-là", a estimé François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, sur Europe1.
Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a affirmé vendredi que l'opposition faisait "un faux procès" à Nicolas Sarkozy. En réaction aux nombreuses critiques sur le sujet, Frédéric Lefebvre a jugé qu'"on a le concert globalement de ceux qui souhaitent qu'on ne change rien sur cette question".
(D'après agence)
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