Premier atterrissage pour le géant des airs © DRL'intersyndicale d'Airbus France a lancé mardi à Toulouse un appel à une grève de quatre heures jeudi matin dans toutes les usines de l'avionneur en France. En cause ? La vente de plusieurs sites et la différence de traitement qui existe entre Allemands et Français. "On est tombé d'accord sur le mot d'ordre : demander une équité de traitement avec les Allemands et aller vers le retrait des ventes de sites", a déclaré Jean-François Knepper, délégué syndical central Force ouvrière d'Airbus France, à l'issue d'une réunion des cinq syndicats d'Airbus. La grève, avec blocage des entrées des usines d'Airbus en France sera observée de 7h30 à 11h30, a précisé le délégué syndical.
Les syndicats d'Airbus ont également sollicité un rendez-vous avec Louis Gallois, le président exécutif d'EADS, la maison mère d'Airbus, auquel FO a demandé mardi de tenir "ses engagements sur la simultanéité et le parallélisme des formes sur la vente des sites". Les syndicats protestent en effet contre la décision de l'avionneur de filialiser à 100% trois sites allemands au lieu de les vendre, comme il était prévu initialement, à l'instar des sites français de Méaulte, dans la Somme, et de Saint-Nazaire, en Loire Atlantique, ainsi que du site britannique de Filton.
D'autres actions la semaine prochaine
Lundi, les syndicats du site de Méaulte avaient déjà menacé dans une motion d'appeler à la grève jeudi et vendredi si "l'équité franco-allemande" n'était pas respectée. "La motion de Méaulte est bonne mais trop forte, car elle préconise d'entrée une grève de deux jours", a déclaré Jean-François Knepper, dont le syndicat est majoritaire chez Airbus. "On réfléchit à d'autres actions la semaine prochaine. On s'inscrit dans un mouvement d'actions répétées jusqu'à ce que notre direction recule, jusqu'à ce que l'on ait la garantie d'être traités comme les Allemands", a-t-il ajouté.
Airbus a confirmé dimanche la création d'une holding, baptisée German Aerostructures Company, chapeautant les usines allemandes de Varel, Nordenham et Augsbourg, détenue à 100% par EADS, maison mère de l'avionneur. Ces sites spécialisés dans l'aérostructure, la carcasse de l'avion, étaient auparavant promis à une petite PME d'Outre Rhin, MT Aerospace. Mais les négociations ont été rompues le 27 mars. Depuis, aucun investisseur n'a été trouvé. Quant aux trois sites qui doivent être vendus, la firme française Latécoère est en discussion avec Airbus pour la reprise partielle des sites de Méaulte et Saint-Nazaire, la société britannique GKN pour celui de Filton.
(D'après agence)
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