1er novembre - Retraite, fin d'un tabou : adoption d'un amendement permettant de partir à 70 ans. © TF1/LCILes cinq centrales syndicales, la CGT, la CFDT, FO, la CFTC et CFE-CGC, ont appelé mardi à "une journée nationale interprofessionnelle d'action et de manifestations" le 22 mai "pour la défense de la retraite solidaire". Les syndicats expliquent, dans un communiqué commun, avoir pris cette décision "face au blocage gouvernemental sur les principales propositions des organisations syndicales". Celles-ci, selon le communiqué, concernent "la garantie et le niveau des retraites, le droit à la retraite à 60 ans, la durée de cotisation, la reconnaissance de la pénibilité, les ressources financières assurant l'avenir à long terme du système de retraite, la réduction des inégalités entre les femmes et les hommes...".
Dans des propositions présentées lundi aux partenaires sociaux, le gouvernement est resté inflexible sur l'augmentation progressive d'ici 2012 de la durée de cotisation à 41 ans pour une retraite à taux plein. Il a annoncé des incitations à l'emploi des seniors, jugées insuffisantes par les syndicats, et une hausse des pensions, non chiffrée, au 1er septembre. "Cette mobilisation du 22 mai est pour la CGT essentielle dans la constitution d'un rapport de force vis-à-vis d'un gouvernement qui croyait pouvoir passer cette échéance sans avoir à affronter les revendications des salariés", a déclaré Jean-Christophe Le Duigou, à la sortie de la réunion qui a duré un peu plus de deux heures, au siège du siège des régimes de retraite complémentaires Agirc et Arrco, à Paris.
"Un certain nombre de priorités convergentes"
Bernard Devy, de Force Ouvrière, a précisé de son côté que son organisation, qui a déjà appelé à la mobilisation pour le 15 mai, maintenait son mot d'ordre ce jour-là pour la fonction publique, mais réservait la défense des retraites pour le 22. Il a également critiqué la méthode du gouvernement. "On s'attendait à l'élaboration d'une loi, en réalité on va passer par des décrets, par une modification du PLFSS", le projet de loi de financement de la sécurité sociale, s'est-il indigné. Pour Jean-Louis Malys, de la CFDT, "on sait pertinemment que les uns et les autres nous avons une appréciation différente sur le dossier des retraites. Ce qui est important, c'est qu'on a trouvé un certain nombre de priorités convergentes", a-t-il analysé.
Mardi également, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a écarté la proposition de la CFDT d'augmenter de 0,5% les cotisations vieillesse des entreprises jusqu'à ce que l'emploi des seniors se soit hissé au niveau moyen européen, et de passer seulement alors aux 41 ans de cotisation. "Nous avons besoin de faire en même temps à la fois le passage à 41 ans, à la fois l'emploi des seniors", a déclaré le ministre à i-Télé. "Nous avons besoin également de permettre d'augmenter les cotisations retraite, ce que nous allons faire. Mais, en même temps, ce que nous souhaitons c'est que les partenaires sociaux diminuent les cotisations chômage" de façon à ce "qu'il n'y ait pas de cotisations supplémentaires au final", a-t-il ajouté.
(D'après agence)
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