Le cortège de la CGT à Paris le 1er mai 2008 © TF1/LCILe coup d'envoi d'un mois de revendications a été donné, symboliquement, ce jeudi 1er mai à Paris et dans plusieurs grandes villes. Au menu notamment : défense des retraites et du pouvoir d'achat. A Paris, plusieurs milliers de personnes ont manifesté jeudi après-midi entre la place de la République et la place de la Nation, à l'appel de la CGT, la CFDT, l'Unsa, la FSU et Solidaires. Les leaders syndicaux Bernard Thibault (CGT), François Chérèque (CFDT), Gérard Aschiéri (FSU) et Annick Coupé (Solidaires) ont pris place dans le carré de tête, derrière une banderole portant la mention : "Ensemble pour les salaires, l'emploi et les retraites". "Les cortèges du 1er mai qui se sont déjà déroulés ce matin ont été plus nombreux, plus fournis et plus jeunes que l'an passé", a déclaré Bernard Thibault. "Cette année, nous avons des préoccupations plus fortes que ces dernières années. Le pouvoir d'achat est en difficulté. (...) On a des inquiétudes aussi sur l'emploi", a dit de son côté François Chérèque, dont le syndicat n'avait pas défilé à Paris aux côtés d'autres organisations depuis 2003.
Dans le carré CGT, les salariés sans papiers en grève depuis le 15 avril étaient à l'honneur au lendemain de l'annonce par le syndicat de la régularisation de trois d'entre eux par la Préfecture des Hauts-de-Seine, les premières depuis le début du mouvement. Dans la foule, une banderole appellait à une "riposte du monde du travail", tandis que des salariés du quotidien Le Monde, masqués et vêtus de tee-shirts blancs, se sont égayés dans la foule pour protester contre le plan de suppression de 129 emplois qui a été annoncé récemment. "Du travail pour tous, des retraites pour chacun", "Salaires, retraite, solidarité", ou encore "emplois supprimés, salaires bloqués, retraites comprimées, Sarko, Fillon, ça ne plus durer, ça va pêter", criaient les manifestants.
"Tous unis pour le pouvoir d'achat"
Dans la matinée déjà, entre 2500 et 6000 personnes s'étaient jointes au cortège parisien de la CFTC, dans une ambiance de kermesse avec fanfare, déguisements et géants venus du Nord. Pour le président de la CFTC, Jacques Voisin, il s'agissait avant tout de "crier notre colère contre la chute du pouvoir d'achat, contre la dégradation des conditions de travail et l'augmentation de la précarité". Le rassemblement était plus clairsemé pour Force Ouvrière. Entre 400 et 2000 personnes y ont participé pour défendre les retraites et le service public, et pour l'augmentation du pouvoir d'achat.
Selon la CGT, ce sont 200.000 personnes, dont 30.000 à Paris, qui ont manifesté en tout à l'occasion du 1er mai, un chiffre équivalent à celui de 2007. Selon la préfecture de police de Paris, 15.000 personnes ont défilé dans la capitale et 119.600 dans toute la France. A Marseille, les manifestants étaient entre 2500, selon la police, et 30.000 selon les syndicats. A Nantes, entre 2000 et 4000 selon la CGT. Même nombre à Bordeaux. A Toulouse, ils étaient entre 3.200 et 5.000, entre 1.000 et 1.500 à Lille. D'autres rassemblements ont eu lieu notamment à Nice, Strasbourg et au Havre. Quarante ans après mai 68, la CGT a salué le "rendez-vous de la jeunesse". "Jeunes salariés, étudiants et lycéens ont pris une place remarquée", souligne le syndicat dans un communiqué.
Cette journée marquait surtout le coup d'envoi d'un mois de mai socialement agité. Les syndicats de fonctionnaires appelent à la grève le 15 mai pour protester contre les suppressions de postesannoncées dans le service public. Suivra ensuite une journée d'action pour la défense des retraites le 22 mai.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...





