François Chérèque, secrétaire général de la CFDT © TF1François Chérèque met en garde le gouvernement. Ce lundi dans La Tribune, le secrétaire général de la CFDT juge le climat social "pas bon globalement". "Il y a beaucoup de mécontentements", juge-t-il, parce que "les promesses du candidat Sarkozy étaient en décalage avec ce que le président élu peut faire" et que "le renchérissement de certaines dépenses pour l'essence et l'alimentation est réel". "A cela s'ajoutent la cacophonie du débat politique, le cumul des annonces, les conflits entre le président et sa majorité", poursuit-il. Selon lui, l'accumulation de ces mécontentements risque d'engendrer des "réactions épidermiques".
Au sujet du temps de travail, François Chérèque estime qu'il n'est "pas question d'aller au-delà" du texte sur la réforme de la représentativité syndicale signé par la CFDT. L'article 17 de ce texte permet de relever les contingents d'heures supplémentaires par des accords d'entreprise signés par des syndicats majoritaires. "Il y a un conflit entre le gouvernement et l'UMP. Ils veulent le régler via cet article. Mais pour nous, c'est stricto sensu le contenu de l'article qui doit être repris dans la loi", souligne le responsable de la CFDT.
"Parisot connaît très mal notre système de retraites"
Concernant les retraites, Il souligne qu'"il faut au minimum rouvrir le débat", jugeant que la réforme a été "bâclée". Il redoute notamment que le cumul emploi-retraite débouche sur "une sorte de dumping sur le niveau des salaires des seniors" et préfère "une incitation à rester plutôt qu'une incitation à cumuler". "Le cumul emploi-retraite va en outre coûter très cher à l'asssurance vieillesse puisqu'elle devra payer les pensions et que les cotisations seront moins importantes." Il suggère l'instauration d'une "CSG dépendance" pour financer la dépendance des personnes âgées ou handicapées. "Actuellement, les retraités bénéficient d'une CSG plus faible que les salariés. Il faudrait l'aligner sur celle des actifs, et que la différence soit une CSG dépendance".
Evoquant la proposition de Laurence Parisot de reculer à 63,5 ans l'âge légal de départ à la retraite, François Chérèque explique : "c'est 47 ans de cotisation pour ceux qui ont commencé à travailler à 16 ans et 39 ans de cotisation pour les cadres qui ont fait une formation bac+5. Cherchez l'erreur!" "Nous n'avons pas gagné sur les carrières longues en 2003 pour les remettre en cause parce que Mme Parisot connaît très mal notre système de retraites", conclut-il.
D'après agence
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