DMC ne tient plus qu'à un fil

le 05 mai 2008 à 17h09 , mis à jour le 05 mai 2008 à 18h14

Le groupe textiles DMC a été placé en redressement judiciaire, lundi, par le tribunal de commerce de Paris. Les syndicats espèrent que le plan social de janvier ne sera pas remis en question.

DMCImage d'archives © TF1

DMC, l'un des derniers grands groupes textiles français, a, pour l'heure, évité le pire. Il a été placé en redressement judiciaire, lundi, par le tribunal de commerce de Paris. Les trois entités du groupe, employant près de 1100 salariés, sont concernées à différents degrés par la décision.

Le tribunal a ainsi fixé la période d'observation à deux mois pour la chaîne de magasins Loisirs et Créations qui emploie 220 personnes et à trois mois pour DMC Tissus, la branche sportswear du groupe qui compte 350 salariés.

Entre soulagement et résignation

La branche DMC SA, leader mondial du fil à broder qui emploie 500 personnes à Mulhouse (Haut-Rhin), bénéficie quant à elle d'un délai de six mois. Largesse due au fait qu'elle est la seule entité du groupe qui gagne encore de l'argent.
 
Côté syndicat, les réactions oscillent entre soulagement timide et résignation : si Joseph Grunenwald, secrétaire CFTC du comité d'entreprise de DMC Tissus  estime que "le redressement est ce qu'on pouvait espérer de mieux" malgré un délai de trois mois trop court, Graziella Stefana, secrétaire CFTC du comité de groupe et du comité d'entreprise de DMC SA voit dans la décision du tribunal un pas vers « la scission du groupe".

Tous jugent malgré tout que l'entité DMC SA pourrait bénéficier d'un plan de continuation. Ils espèrent également que le plan social annoncé en janvier et suspendu par le dépôt de bilan de l'entreprise, mercredi dernier, ne sera pas remis en question. Il prévoyait 60 suppressions d'emplois au sein de DMC SA sans licenciement sec. 
 
La direction optimiste

L'option d'un démantèlement reste toutefois à l'étude. Ainsi, quatre repreneurs potentiels, basés au Pakistan, en Inde, en Turquie et au Maroc sont en discussions avec le groupe créé en 1746 à Mulhouse en vue d'une reprise de DMC Tissus.

De son côté, le nouveau président du directoire de DMC, François Demoulin, avait annoncé dès février son intention de vendre Loisirs et Créations. Mais l'aggravation des difficultés de la chaîne de magasins, dont le chiffre d'affaires a baissé de 30% au premier trimestre, n'a pas permis d'avancer dans cette voie. Toutefois, la direction du groupe reste optimiste en estimant que "le règlement judiciaire ouvre beaucoup la négociation". 

le 05 mai 2008 à 17:09
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