Le cortège de la CGT à Paris le 1er mai 2008 © TF1/LCI"A partir du moment où on a la conviction qu'on agit pour l'intérêt général, il n'y a pas de raison de reculer". Dans une interview au Parisien Dimanche, Eric Woerth s'explique et se justifie sur la réduction d'effectifs prévue parmi les fonctionnaires. Alors que dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques, le gouvernement a programmé 22.900 suppressions de postes de fonctionnaires dans le Budget 2008 et que 35.000 ont été annoncées pour 2009 en application du non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux, Eric Woerth affirme que sur ce point, "reculer, ce serait faire reculer le pays".
Pour le ministre de la Fonction publique, "il est impératif de diminuer les effectifs", même s'il faut "les réduire doucement, sans brutalité". Et de souligner : "Tous les pays qui sont parvenus à équilibrer leurs finances publiques, ont réduit le nombre de leurs fonctionnaires". Le ministre juge qu'il serait "irresponsable" de ne pas saisir "l'opportunité" de la démographie qui "fait que beaucoup partent en retraite".
Interrogé sur le service minimum dans l'Education, Eric Woerth déclare que "le droit de grève est un monument de notre démocratie, mais on a quand même le droit de l'organiser". Tout en nuançant : "La grève oui, mais briser le rythme professionnel de ceux qui ont décidé de travailler, non".
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




