Image d'archives © TF1/LCIUne petite annonce diffusée sur internet : c'est par ce biais, plutôt inattendu, que les employés d'une entreprise pharmaceutique du Maine-et-Loire ont appris l'existence d'un projet de plan social touchant leur usine. Un salarié de la société ZaCh System, basée à Avrillé, près d'Angers, a découvert par hasard, sur un site spécialisé dans le recrutement de cadres, une offre pour un poste de directeur des ressources humaines au sein de l'entreprise avec pour mission, notamment, d'y mettre en oeuvre un plan de sauvegarde de l'emploi.
Contrainte de s'expliquer la semaine dernière lors d'un comité d'entreprise extraordinaire accompagné d'un débrayage des salariés, la direction de l'entreprise spécialisée dans l'élaboration de principes actifs de médicaments a rejeté la responsabilité sur le cabinet qu'elle avait chargé du recrutement.
"Une bourde"
"Nous n'avons même pas validé le principe d'une annonce. C'est une faute de leur part qui va certainement donner lieu à des poursuites", a expliqué le directeur du site qui emploie près de 300 personnes. Il a néanmoins confirmé l'existence d'une réflexion sur un projet de plan social. Secrétaire CFDT du comité d'entreprise, Olivier Ricou a évoqué pour sa part une "bourde" mais a refusé de jeter de l'huile sur le feu. "Nous savions que l'entreprise était dans une période délicate. On va maintenant tout faire pour négocier dans les meilleures conditions possibles", a-t-il indiqué.
De source syndicale, le plan social pourrait concerner entre 30 et 45 personnes en contrat à durée indéterminée ainsi qu'une vingtaine de postes en contrat à durée déterminée. Propriété depuis décembre dernier du groupe pharmaceutique italien Zambon, l'usine ZaCh System d'Avrillé est confrontée, selon la direction, aux conséquences du basculement dans le domaine public des médicaments qu'elle conçoit.
D'après agence
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