Des manifestants face aux CRS devant le ministère de la pêche © TF1/LCI![]() |
| Violence en marge de la réunion: les images |
Après une matinée de violences devant le ministère de la Pêche, la séance de négociations a été suspendue à 11 heures 15 et doit reprendre à 15 heures. Les pêcheurs, mécontents des propositions qui leur ont été faites, ont demandé au ministre de la pêche, Michel Barnier, de se rendre à l'Elysée pour rencontrer Nicolas Sarkozy afin d'obtenir une baisse du prix du gazole à 0,40 euro le litre. Le ministre est donc allé s'entretenir avec le chef de l'Etat puis le Premier ministre à Matignon pour informer le président et le Premier ministre de l'avancée des négociations.
L'ambiance a été très tendue ce mercredi matin devant le ministère de la pêche, où quelque 200 marins-pêcheurs se sont rassemblés dès 8 heures pour protester contre la hause du prix du carburant. Quatre CRS ont été blessés, dont trois sérieusement, par des pierres ou des fusées de détresse lancées par les manifestants contre les forces de l'ordre qui bloquaient la rue. Vers 9H30, un membre de la délégation qui était reçue au ministère, Yannick Porchaux, marin-pêcheur de Fécamp (Seine-Maritime), est sorti en demandant aux manifestants de se calmer et en expliquant que les négociations continuaient. Il est reparti à la table des discussions après avoir été insulté par certains manifestants, qui ont brûlé un drapeau européen.
Vers une sortie de crise ?
La journée est cruciale pour les pêcheurs, alors que plusieurs ports, comme Calais ou Dunkerque, ainsi que des dépôts de carburant, sont toujours bloqués.
Déjà échaudés par la hausse continue du prix du gasoil, les pêcheurs sont mécontents de la décision prise mardi par la Commission européenne : Bruxelles a donné son accord de principe à l'application immédiate d'une partie du plan d'aide que prévoit la France pour aider ses pêcheurs. Une partie seulement. Et c'est ce qui fâche les pêcheurs : la principale mesure du plan français, qui prévoit, à elle seule, 230 millions d'euros d'aide (sur un total de 310 millions), n'a pas encore été approuvée par la Commission européenne. (Lire notre article)
De plus, si les autres mesures ont été acceptées dans leur principe par Bruxelles, elles vont encore devoir faire l'objet d'un examen pour leur financement. Cet examen devrait durer plusieurs semaines. La situation va-t-elle se calmer pendant ce laps de temps ? Pas sûr : les pêcheurs du Guilvinec, troisième port de pêche français en tonnage, ont, à leur tour, lancé un appel à la grève ce mercredi matin.
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