Un "patron voyou" dans le viseur de la justice ?

le 17 mai 2008 à 12h31 , mis à jour le 17 mai 2008 à 13h14

Le PDG de Lenoir-et-Mernier était-il un "patron voyou" ? Ses salariés l'accusent d'avoir provoqué par ses malversations le déclin de l'entreprise.

procès justice tribunal © TF1-LCI

Depuis des semaines, les salariés de l'entreprise Lenoir-et-Mernier dénoncent la situation de leur entreprise, menacée de disparition du fait, affirment-ils, des malversations de son ex-PDG. Le jour même de la mise en liquidation judiciaire, le 7 février, ils avaient déposé une plainte collectivement pour abus de biens sociaux, détournement d'actifs, présentation de faux bilan, vol et banqueroute. La justice les a entendus : l'ancien patron de l'entreprise de Bogny-sur-Meuse, dans les Ardennes, a été mis en examen pour deux de ces chefs : abus de biens sociaux et banqueroute.

Il ne sera pas le seul poursuivi : un ferrailleur qui avait racheté des déchets industriels de l'entreprise, vendus par l'ancien patron pour son propre compte, ainsi qu'une personne devant occuper un emploi fictif, ont également été mis en examen jeudi par le tribunal de grande instance de Charleville-Mézières pour recel d'abus de biens sociaux. L'ex-patron a été laissé en liberté contre une caution de 400.000 euros. La mise en examen est justifiée, selon l'avocat des 130 salariés de Lenoir-et-Mernier, Xavier Médeau, par le fait que "l'ensemble de ces malversations, outre des mouvements d'argent suspects, sont largement à l'origine de la liquidation".

Deux projets de reprise partielle

"On est bien content. On ne s'est pas battu uniquement pour des indemnités mais pour que notre employeur puisse payer le mal qu'il a fait en conduisant 130 salariés à la rue", a réagi le porte-parole des salariés, Claude Choquet. "On passe le 19 septembre aux Prud'hommes en espérant que ça (la mise en cause judiciaire de l'ex-patron) puisse jouer sur les décisions afin qu'on obtienne une indemnisation plus importante", a-t-il ajouté.

Le porte-parole des salariés a par ailleurs indiqué avoir écrit à la préfecture des Ardennes, au Conseil général des Ardennes et au Conseil régional Champagne-Ardenne pour exiger la "réouverture des négociations" sur des projets d'aide au reclassement complémentaires au contrat de transition professionnelle dont bénéficient les salariés sans emploi depuis plus de trois mois. En cas de refus, "on risque de mener des actions assez dures", a-t-il prévenu. Pour l'heure, deux repreneurs partiels ont été désignés, le 6 mars dernier, par le tribunal de commerce de Charleville-Mézières, ce qui sauvegarderait une quarantaine d'emplois. Un candidat à la reprise débouté a fait appel de cette décision. La cour d'appel de Reims doit statuer lundi dans ce dossier.

D'après agence

le 17 mai 2008 à 12:31
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience