Francois Chereque (CFDT), Bernard Thibaut (CGT) et Jean-Claude Mailly (FO) le 25 octobre 2006 © Thibault Camus/ABACAPRESS.COMLe mois de juin s'annonce chaud sur le front social. Tandis que fonctionnaires et cheminots appellent à la mobilisation le 10 juin (lire notre article), le nouveau texte du gouvernement sur les 35 heures ne passe pas. Du coup, CGT et CFDT appellent à "une journée d'actions et des manifestations" mardi 17 juin contre le nouvel assouplissement des 35 heures mais aussi pour la défense des retraites. Une décision prise lors d'une réunion intersyndicale à Paris. "On n'exclut pas qu'il y ait des arrêts de travail mais, pour la CFDT, ce n'est pas un but en soi", a précisé Jean-Louis Malys, secrétaire national de la CFDT. FO et la CFE-CGC doivent pour leur part annoncer leur position lundi.
La CFDT et la CGT, qui dénoncent les dispositions de l'avant-projet de loi sur la démocratie sociale qui vide, selon eux, la loi sur la réduction du temps de travail de son sens, estiment que le gouvernement et le ministre du Travail, Xavier Bertrand, ont trahi leur engagement de transposer fidèlement dans la loi la proposition commune qu'ils avaient signée avec le Medef et la CGPME début avril. La CFTC avait choisi de ne pas participer à la réunion.
"Le gouvernement fait fi de la négociation et décide de libéraliser totalement le temps de travail dans les entreprises, c'est un véritable bouleversement", a ainsi déclaré le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, sur France 3. "Je ne vois pas pourquoi le gouvernement saurait mieux que le patronat et les syndicats ce qu'il faut faire" a-t-il dit. "Ou on nous laisse négocier et amener des résultats, ce qu'on a fait, ou on supprime les syndicats, et on supprime le dialogue social" a-t-il grondé.
| Les retouches du gouvernement |
- Le texte du gouvernement, qui doit être examiné avant la mi-juillet par le Parlement, étend considérablement l'assouplissement des 35 heures consenti par la CFDT et la CGT début avril. Dans leur position commune, ces derniers évoquent la possibilité, "à titre expérimental", de fixer par des accords d'entreprise conclu à la majorité absolue les modalités de dépassement des contingents d'heures supplémentaires. |
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