Des milliers de manifestants ont défilé le 29 mars pour l'avenir des retraites © TF1/LCIAprès une grève globalement réussie jeudi dernier dans l'Education, le gouvernement est confronté à une nouvelle semaine tendue sur le front social, avec en point d'orgue une journée d'action jeudi dans le public et le privé pour la défense des retraites. Sur la lancée de la mobilisation des enseignants autour de la suppression annoncée de 11.200 postes à la rentrée, la FSU, principal syndicat du primaire et du secondaire, a invité ses troupes à une manifestation nationale dimanche après-midi à Paris. Les principaux syndicats de l'Education nationale devraient à nouveau se réunir lundi pour se consulter sur la stratégie à adopter.
Est d'ores et déja programmé un nouveau défilé samedi, cette fois un peu partout en France à l'appel des organisations syndicales d'enseignants mais aussi de parents d'élèves (FCPE) et de lycéens qui ont transmis le relais de la contestation à leurs aînés après des semaines de défilés. Entre ces deux manifestations se situe le rendez-vous de jeudi, où les salariés sont appelés à une journée d'action contre la réforme des retraites qui prévoit le passage progressif à 41 ans de cotisation pour une retraite à taux plein.
"On vit plus longtemps, il faut travailler plus longtemps"
Dans un entretien au Journal du Dimanche, le ministre du Travail Xavier Bertrand a une nouvelle fois défendu son projet et estimé "qu'on ne sait pas faire autrement que de passer à 41 ans" pour maintenir le système actuel de retraite par répartition. "L'espérance de vie est aujourd'hui de 81 ans en moyenne, alors qu'elle n'était que de 75 ans en 1982 avec une retraite à 65 ans. On vit de plus en plus longtemps, les Français le savent bien. Donc il faut travailler un peu plus longtemps", souligne-t-il.
Xavier Bertrand estime que le gouvernement a satisfait à nombre de revendications syndicales.
"Nous maintenons le dispositif de départ à la retraite avant 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler très jeunes. Cela coûte deux milliards d'euros par an. C'était une demande syndicale. On revalorise les retraites dès septembre et on instaure un mécanisme de garantie du pouvoir d'achat. C'était une demande syndicale. Nous faisons de l'emploi des seniors une priorité, c'était aussi une demande syndicale", précise-t-il.
La journée d'action ne devrait avoir que peu d'impact dans l'Education, mais elle risque de perturber notamment les transports, après le dépôt d'un préavis de grêve par huit syndicats de la SNCF. Les syndicats de cheminots dénoncent le projet sur les retraites, mais demandent également l'ouverture de négociations sur les salaires et la poursuite du dialogue dans le cadre de la réforme des régimes spéciaux. Pendant ce temps, le gouvernement affiche sa détermination à poursuivre son programme de réformes, malgré la houle sociale et la grogne de certains députés de la majorité, qui pourraient faire entendre leur voix lors du débat cette semaine au Parlement sur le projet de loi concernant les institutions.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




