Xavier Bertrand à l'Assemblée © LCILe secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, avait demandé dimanche au gouvernement de dissocier les textes sur la représentativité syndicale et le temps de travail dans le projet de loi qui doit être présenté au Conseil des ministres le 18 juin. La réponse de Xavier Bertrand, ce mardi, a été ferme : c'est non. "Disjoindre cela veut dire retarder l'examen de l'un des textes", a déclaré le ministre du Travail sur France Inter. De plus, "il est important d'avoir des règles pour passer ces accord sur le temps de travail et quelles règles ? Celles qu'il y a dans la partie représentativité", a-t-il ajouté.
La pomme de discorde est représentée par les ajouts inclus par le gouvernement après les discussions entre partenaires sociaux. La CGT et la CFDT accusent notamment le gouvernement d'avoir trahi sa parole en incluant dans le projet de loi des assouplissements des 35 heures bien plus importants que ce qu'ils avaient approuvé dans la "position commune" sur la représentativité signée avec le patronat début avril.
"Assumer les divergences"
Sur la partie "financement et représentativité, il y a un accord (...) et sur ce point-là le gouvernement respectera l'esprit et la lettre", a expliqué Xavier Bertrand. "Sur l'aspect temps de travail, c'est vrai et il faut assumer les divergences, nous avons voulu aller plus loin mais ce n'est pas une surprise", a-t-il ajouté. Il a rappelé que pendant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait répété qu'il voulait "garder la durée légale du travail à 35 heures", "essentiel pour mieux payer les heures supplémentaires à partir de la 35ème heure", tout en sortant de ce "carcan". "Nous l'avons dit depuis un an et demi, personne n'est pris par surprise", a-t-il martelé.
Pour "tout accord dans les entreprises sur le temps de travail, il faudra un accord des salariés et des représentants des salariés", a poursuivi le ministre du Travail, assurant qu'un chef d'entreprise n'aura "pas de possibilité de changer les choses tout seul". Et d'assurer : "François Chérèque a dit je crois dimanche qu'il était un syndicaliste de dialogue, je suis un ministre de dialogue. Cela fait six mois que le sujet est sur la table ; les partenaires sociaux n'ont pas souhaité répondre aux questions que le gouvernement a posé, cela veut bien dire qu'ils n'ont pas l'intention d'aller aussi loin que nous nous le souhaitons".
D'après agence
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