Manifestation dans l'Education et la fonction publique le 15 mai 2008 © TF1/LCIFrançois Chérèque s'en est dit "persuadé" mardi sur France Info : ce mardi de manifestations "amènera plus de monde que le 22 mai". La mobilisation du 10 juin n'avait pas été à la hauteur des attentes des syndicats ; ce mardi, ils espèrent trouver un second souffle dans la rue. La CGT, la CFDT, Solidaires et la FSU vont tenter de faire fléchir le gouvernement sur les retraites et le temps de travail avec cette nouvelle journée de manifestations dans le privé et la fonction publique. Plus de 120 défilés sont annoncés.
Les responsables de la CGT et de la CFDT ont chacun à leur tour, dimanche et lundi, accusé le gouvernement de mensonge sur le dossier des 35 heures et porté le dossier sur le plan politique. "François Fillon et Xavier Bertrand mentent lorsqu'ils affirment que les salariés pourront choisir de conserver les 35 heures hebdomadaires" a déclaré Bernard Thibault dimanche en estimant que le gouvernement veut "prendre une revanche idéologique". Le secrétaire général de la CGT, sans répéter le chiffre d'un million de personnes qu'il avait souhaité début juin, a souhaité que la mobilisation soit "supérieure" à celle du 22 mai sur les retraites. Celle-ci avait rassemblé 700.000 personnes selon la CGT et près de 300.000 selon la police.
FO, CFTC, CFE-CGC et Unsa boudent la mobilisation
François Chérèque n'a, pour sa part, pas fixé de seuil. Il s'est borné à souligner que son organisation n'appelait pas à la grève dans les transports pour ne pas perturber les épreuves du baccalauréat, le même jour. Mais il a vivement dénoncé lundi "l'opération séduction" du gouvernement "vis-à-vis de sa majorité" en qualifiant de "faute politique grave" la décision du gouvernement de rédiger un projet de loi sur le temps de travail qui va beaucoup plus loin que l'accord auquel étaient parvenus les partenaires sociaux. "La confiance sera difficile à revenir" a prévenu François Chérèque, selon lequel la CGT et la CFDT font figure de "victimes politiques". Il a par ailleurs accusé le ministre du Travail Xavier Bertrand de "laisser pourrir" le sujet des retraites.
Mais la détermination du gouvernement, qui a répété qu'il ne reculerait pas sur les questions liées aux retraites et à l'assouplissement des 35 heures, tout comme l'attentisme de l'opinion font douter d'autres syndicats. "Nous n'allons pas continuer à faire des mobilisations qui ne sont pas des moyens aujourd'hui de contraindre le gouvernement", expliquait une responsable de FO après une nouvelle réunion infructueuse au ministère du Travail jeudi. Aussi, ce mardi, la division syndicale risque de peser lourdement. FO, la CFTC, la CFE-CGC et l'Unsa boudent la mobilisation, reprochant à la CGT et à la CFDT d'avoir signé avec le patronat un texte ouvrant la porte à un aménagement des 35 heures.
D'après agences
| FO et CFTC pour une journée de grève sur les retraites |
Force Ouvrière et la CFTC se sont prononcées lundi pour un "appel commun à une journée de grève interprofessionnelle" contre le projet gouvernemental sur les retraites, sans fixer de date, à l'issue d'une réunion commune entre les deux confédérations. Les deux organisations ont également décidé de lancer une "pétition à destination de l'ensemble des salariés" sur des "questions clés comme le pouvoir d'achat, les retraites et la durée du travail", sur lesquelles "leurs analyses sont largement convergentes", selon le texte de leur communiqué commun. Cette pétition, ouverte à d'autres syndicats qui le souhaiteraient, sera lancée "dans les prochains jours" et "circulera pendant l'été", a précisé le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly. |
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