Les députés en passe de boucler la réforme

le 24 juin 2008 à 08h33 , mis à jour le 24 juin 2008 à 08h37

L'Assemblée doit voter ce mardi le projet de loi sur la réforme portuaire, alors que les arrêts de travail se sont multipliés ces dernières semaines.

Le port autonome de Marseille (20 avril 2008)Le port autonome de Marseille (20 avril 2008) © TF1/LCI

Plus de 30.000 salariés sont concernés et la réforme, alors que le texte doit être voté solennellement ce mardi, toujours aussi controversée. Le projet de loi présenté par Dominique Bussereau, le secrétaire d'Etat aux Transports, que les députés s'apprêtent à adopter vise à moderniser la gouvernance des ports autonomes avec la création d'un conseil de surveillance, d'un directoire et d'un conseil de développement. Rebaptisés "grands ports maritimes", "établissements publics de l'Etat", ces grands ensembles sont au nombre de sept en France : Marseille-Fos, Bordeaux, La Rochelle, Nantes-Saint-Nazaire, Rouen, Le Havre et Dunkerque.

Le projet prévoit également de transférer progressivement au secteur privé les grands équipements de manutention, comme les grues et les portiques, et les salariés qui y travaillent afin d'aboutir à un commandement unique dans la gestion des terminaux. Il devrait s'agir "d'opérateurs économiques locaux qui participent à l'activité et au développement du port ou font actuellement appel aux services du port pour la manutention".

Aller vite

Les députés avaient terminé mercredi dernier, au pas de charge, l'examen du texte alors que la CGT continuait de mobiliser dans les ports autonomes français. Ce syndicat, ultra-majoritaire dans le secteur, refuse la concession des terminaux et le transfert des personnels et de l'outillage au privé. Et pour marquer l'opposition à la réforme, des arrêts de travail ont affecté durant des semaines l'ensemble des ports autonomes français, avec des conséquences de plus en plus lourdes tant sur l'activité des ports, en chute libre, que sur le trafic maritime, qui tend à se réorienter vers les grands ports voisins de la France.

Face à ce bras de fer qui s'éternisait, la majorité souhaitait, comme le gouvernement, une adoption définitive et avait donc approuvé sans modification le texte voté au Sénat le 21 mai, sans présenter le moindre amendement. L'opposition a déploré que les siens soient systématiquement repoussés. Ce mardi, les groupes UMP et Nouveau Centre (NC), favorables au texte, devraient voter en sa faveur. Le groupe socialiste, radical et citoyen (SRC) devrait s'abstenir, le groupe de la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts) voter contre.

D'après agence

le 24 juin 2008 à 08:33
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