Malgré les protestations, la réforme adoptée

le 24 juin 2008 à 16h52 , mis à jour le 24 juin 2008 à 17h08

Le texte prévoit la privatisation des activités de manutention des sept ports autonomes français, ce qui a donné lieu ces dernières semaines à de nombreux blocages.

Le port autonome de Marseille (20 avril 2008)Le port autonome de Marseille (20 avril 2008) © TF1/LCI

Le Parlement a définitivement adopté mardi le projet de loi sur la réforme portuaire, qui prévoit notamment la privatisation des activités de manutention des sept ports autonomes français. Les députés ont adopté par 298 voix contre 186 le texte tel que le Sénat l'avait voté le 21 mai, ce qui fait qu'il est donc définitivement adopté par le Parlement. Les groupes UMP et Nouveau Centre ont voté pour ce texte présenté par Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports. Le groupe socialiste, radical et citoyen et le groupe de la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts) ont voté contre.

"Ce texte poursuit un objectif simple : il vise à relancer la compétititivé de nos ports, à leur redonner la place qui devrait être la leur sur le marché européen", a dit le secrétaire d'Etat aux Transports. Quelque 30.000 salariés concernés par cette réforme qui vise à moderniser la gouvernance des ports autonomes avec la création d'un conseil de surveillance, d'un directoire et d'un conseil de développement. Rebaptisés "grands ports maritimes", "établissements publics de l'Etat", ces grands ensembles sont au nombre de sept en France : Marseille-Fos, Bordeaux, La Rochelle, Nantes-Saint-Nazaire, Rouen, Le Havre et Dunkerque.

De nombreux arrêts de travail

Le projet prévoit également de transférer progressivement au secteur privé les grands équipements de manutention, comme les grues et les portiques, et les salariés qui y travaillent afin d'aboutir à un commandement unique dans la gestion des terminaux. Il devrait s'agir "d'opérateurs économiques locaux qui participent à l'activité et au développement du port ou font actuellement appel aux services du port pour la manutention".

Mais pour la CGT, ultra-majoritaire dans le secteur, la concession des terminaux et le transfert des personnels et de l'outillage au privé n'est pas acceptable. Pour marquer l'opposition à la réforme, des arrêts de travail ont affecté durant des semaines l'ensemble des ports autonomes français, avec des conséquences de plus en plus lourdes tant sur l'activité des ports, en chute libre, que sur le trafic maritime, qui tend à se réorienter vers les grands ports voisins de la France.  

D'après agence

le 24 juin 2008 à 16:52
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