François Fillon, le 12 juin 2008 sur France 2 © France 2 En 2003, François Fillon, alors ministre des Affaires sociales de Jacques Chirac, lançait en grande pompe la réforme des retraites. Cinq ans plus tard, la Caisse nationale d'assurance-vieillesse (Cnav) en dresse un bilan plutôt négatif, et en souligne les principales faiblesses. Dans le dernier numéro de sa revue "Retraite et société", l'organisme estime que la réforme n'a pas atteint l'un de ses objectifs initiaux, qui était de retarder le départ à la retraite. Le taux d'emploi des 55-64 ans atteint aujourd'hui les 38,1%, alors que l'objectif avait été fixé à 50% en 2010. L'âge moyen de départ à la retraite a même baissé entre 2003 et 2006, de 61,4 à 60,7 ans (61,2 ans hors dispositif de retraite anticipée).
Baisse de 8% du montant des pensions
Créée par la réforme, la surcote - supplément de pension pour ceux qui continuent à travailler alors qu'ils ont le nombre de trimestres suffisants pour une retraite à taux plein - concernait en 2007, 7,6% des assurés du régime général. Or avant la réforme, 7% continuaient à travailler, sans bénéfice. Modifié en 2003, le "minimum contributif" qui permet aux assurés qui ont travaillé longtemps mais avec de faibles salaires de percevoir une retraite minimale dans leur régime de base, a eu, toujours selon la Cnav "des effets limités, avec une augmentation totale des pensions de l'ordre de 2 à 3%."
Une étude comparative du niveau des pensions, publiée dans la même revue, montre par ailleurs une baisse de 8% du montant des pensions pour l'ensemble des retraités après la réforme d'Edouard Balladur de 1993 qui a durci les paramètres de calcul de la retraite et l'a indexé sur les prix, et plus sur l'évolution du salaire moyen.
(D'après agence)
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