Manifestations de cadres devant le Sénat. © TF1/LCIPlus d'un millier de cadres, techniciens et quelques ouvriers ont manifesté mercredi près du Sénat à l'appel de la CFE-CGC et l'Ugict-CGT, avant le vote d'une réforme du temps de travail jugée "archaïque, contreproductive" et "pas bonne pour les entreprises". Le projet de loi, qui détricote notamment la loi sur les 35 heures, a été adopté mardi soir en première lecture au Sénat. Il a été adopté définitivement mercredi soir (Lire notre article).
"Population laborieuse qui souffre"
Une fois n'est pas coutume, un ballon blanc siglé CFE-CGC flottait aux côtés des fanions rouges de la CGT au-dessus de la place de l'Odéon. Une partie des manifestants s'étaient vêtus de noir, portant par avance le deuil de leurs jours de RTT. "On est dans une dynamique pour traduire le mécontentement contre ce projet de loi qui cible particulièrement les cadres et veut en faire la référence dégradée pour l'ensemble des salariés", a souligné Marie-Jo Kotlicki, secrétaire générale de l'Ugict-CGT. "C'est vraiment la fin des 35 heures à partir du moment où on retire toute possibilité d'avoir des journées de réduction du temps de travail, et 70% des cadres étaient heureux de pouvoir les prendre", a ajouté Bernard van Crayenest, président de la centrale des cadres, la CFE-CGC. "Les salariés savent souffrir mais jusqu'à un certain point. L'encadrement en général ce sont de bons soldats, de bons officiers, mais quand on met trop la pression, ils risquent de déserter d'une manière ou d'une autre, et ce ne sera bon ni pour l'économie, ni pour nos entreprises", a-t-il prévenu.
Mercredi matin, la CFE-CGC avait acheté des encarts publicitaires dans la presse pour une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy afin "d'exprimer tout le malaise d'une population laborieuse qui souffre, fut-elle de l'encadrement". Le mécontentement syndical provient notamment d'"une partie de son article 3, totalement étrangère au contenu de la position commune, [qui] vient bouleverser les règles des élections professionnelles concernant les salariés mis à disposition (sous-traitant ou prestataire)", déplore la CGT dans un communiqué.
(D'après agence)
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