LE Sénat a adopté le projet de réforme des institutions le 17 juillet 2008. © TF1/LCILa CFE-CGC et la CGT-Cadres appellent mercredi à manifester devant le Sénat contre la réforme des 35 heures alors que cette réforme emblématique est sur le point d'aboutir après un parcours finalement sans encombres. "Nous sortons enfin des 35 heures", s'est réjoui dans la nuit le ministre du Travail, Xavier Bertrand, alors que les sénateurs venaient d'adopter en première lecture le projet de loi sur la réforme du temps de travail. Le texte examiné en urgence doit être adopté définitivement dans la nuit de mercredi à jeudi après une commission mixte paritaire composée de sept sénateurs et sept députés.
"Ce sont des décennies de progrès sociaux arrachés de haute lutte qui sont remises en cause. Cette loi porte en germe une dégradation inexorable des conditions de travail des salariés: en pleine période estivale tout semble permis", s'est indigné Jacques Muller (Verts). "Vous voulez libérer le travail en défaisant le plafond des heures supplémentaires, en annualisant le temps de travail, en renvoyant tout à un accord d'entreprise. Nous, nous voulons libérer la personne humaine et pour cela encadrer le travail", a déclaré Jean-Luc Mélenchon (PS).
Le texte maintient la durée légale du travail à 35 heures mais la règle pourra souffrir de nombreuses exceptions. Tout d'abord, chaque entreprise pourra négocier son propre accord sur le temps de travail. Ensuite, les cadres qui travaillent actuellement 218 jours, pourront être amenés à travailler 235 voire 282 jours par an.
| Un référendum d'initiative populaire contre la réforme ? |
Aussitôt inscrit dans la Constitution, aussitôt utilisé. Le premier référendum d'initiative populaire pourrait avoir lieu, à l'initiative du président de la CFE-CGC, le syndicat des cadres. Bernard Van Craeynest a envisagé, mercredi sur RMC, d'utiliser le droit à référendum d'initiative populaire demander l'abrogation de la loi sur le temps de travail. "Dans un an, nous ferons le bilan, a-t-il affirmé, et nous demanderons le cas échéant l'abrogation de cette loi" par un référendum d'initiative populaire. En attendant, les cadres manifestaient en début d'après-midi à Paris pour protester contre la réforme du temps de travail. |
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