Laurent Wauquiez © LCILe secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, a reconnu dimanche qu'il existait un risque de voir le RSA devenir une "trappe à temps partiel", alors qu'il était interrogé par l'AFP sur la critique selon laquelle le RSA pourrait enfermer certains bénéficiaires dans des emplois précaires et mal rémunérés. Le gouvernement a toujours été "lucide" sur ce risque, a-t-il dit. Face à ce risque, "il faudra être très pragmatique, en adaptant la loi aux pratiques constatées en cas d'abus du système de la part des employeurs", explique-t-il dans une interview à paraître lundi dans Direct Matin Plus.
Interrogé par l'AFP sur cette éventuelle adaptation de la loi, M. Wauquiez a répondu : "Il ne faudra pas qu'on hésite à faire une clause de rendez-vous pour voir comment ça fonctionne, si (...) c'est un chemin de retour vers le plein emploi ou s'il y a des tirs à ajuster pour éviter que des personnes soient scotchées durablement sur des emplois à temps partiel". Ce "rendez-vous" pourrait avoir lieu "une fois qu'on aura vu tourner le RSA pendant un certain nombre de mois, voire un an", propose-t-il.
Parallèlement, pour Laurent Wauquiez, "dès lors qu'on a un dispositif plus généreux, on est aussi fondé à être plus exigeant et ce qu'on applique sur les chômeurs en termes d'équilibre droits-devoirs est destiné également à s'appliquer à ceux qui sont au RSA". "Si jamais vous avez un allocataire du RSA qui est inscrit à l'ANPE et qui refuse deux emplois, oui, évidemment on lui appliquera exactement le même dispositif", a-t-il ajouté en référence aux sanctions prévues par la loi. Le ministre reconnaît toutefois qu'"un parcours d'insertion de quelqu'un qui est au RMI", peut justifier un accompagnement "plus long, par exemple s'il faut mettre en place des actions de lutte contre l'illettrisme".
(D'après agence)
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