Martin Hirsch après l'officialisation du financement du RSA (28 août 2008) © TF1/LCISi la mise en place du RSA divise politiques et syndicalistes, son initiateur se montre satisfait des dernières annonces de Nicolas Sarkozy. Vendredi, le haut commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch s'est félicité que "l'engagement" du chef de l'Etat de réduire la pauvreté soit "tenu", assurant que le financement du revenu de solidarité active (RSA) était obtenu de la manière "la plus équitable".
Près d'un Français sur sept vit sous le seuil de pauvreté
Avec la crise, la proportion de la population vivant avec moins de 954 euros par mois a augmenté en 2009. Les inégalités sociales se creusent : les plus modestes voient leurs revenus diminuer, pendant que le niveau de vie des 10% les plus aisés est en hausse.
Publié le 30/08/2011
Parents pauvres, les enfants trinquent
Dans un rapport présenté lundi, la Défenseure des enfants Dominique Versini s'inquiète de la pauvreté des enfants, s'alarmant notamment des conséquences sur leur santé, leur parcours scolaire ou leurs mauvaises conditions de logement.
Publié le 15/11/2010
Les chômeurs, mais aussi des salariés dans la spirale de la pauvreté
Selon le rapport annuel du Secours catholique, le nombre de "situations de pauvreté" parmi les ménages rencontrés a progressé de 2,1% en 2009.
Publié le 09/11/2010
Interrogé sur un non-respect par Nicolas Sarkozy de sa promesse de réduire les prélèvements obligatoires, Martin Hirsch a déclaré au micro de RTL que "la promesse principale, l'engagement le plus important de réduire la pauvreté, de faire du social, d'encourager le travail, de faire en sorte que personne ne puisse retravailler en perdant de l'argent: il est tenu". Il a également pointé une "différence entre ce prélèvement et les autres": "mieux cette réforme marchera, moins elle coûtera". "Depuis un an, j'entends dire que jamais on ne mettra de l'argent, il n'allait pas venir par miracle. Cet argent, il faut assumer la manière dont on le trouve. On le prend de la manière la plus juste, la plus équitable, la plus efficace, la moins douloureuse", a-t-il soutenu.
"Ce n'est pas confiscatoire"
Martin Hirsch, qui s'est voulu pragmatique, a par ailleurs expliqué que "quelqu'un qui a 20.000 euros de placements financiers, d'actions, va payer 10 euros par an. Quelqu'un qui a un appartement et qui le loue 500 euros par mois va payer cinq euros par mois. Ce n'est pas confiscatoire. C'est toujours un effort, mais l'enjeu en vaut dix mille fois la chandelle". "Il est normal que les allocataires du RMI reprenant du travail aient plus que quand ils ne travaillent pas et que les travailleurs modestes aient plus d'argent. Une femme qui travaille à mi-temps avec deux enfants à charge aura 200 euros de plus par mois à partir de juillet", a-t-il dit.
Quant à l'opposition de parlementaires UMP, il a assuré que des responsables du parti avaient eux-mêmes suggéré "d'aller chercher les niches fiscales" pour financer le RSA lors de la convention UMP. "On a répondu à la demande", a-t-il affirmé. Martin Hirsch a aussi mis en avant le soutien de responsables UMP "extrêmement nombreux", comme Christian Estrosi, Patrick Devedjian, Frédéric Lefebvre, Bruno Lemaire, et a espéré une majorité parlementaire "la plus large possible". Pour la prise en compte ou pas de la taxe dans le calcul du bouclier fiscal, il a déclaré que "pour l'instant, le projet de loi le met hors bouclier fiscal" et trouvé "intéressant de regarder comment le débat se noue là-dessus".
| Denis Clerc : le RSA risque "d'augmenter les miettes d'emploi" |
L'économiste Denic Clerc, membre en 2005 de la commission présidée par Martin Hirsch qui a promu l'idée du RSA, exprime un avis "nuancé" sur le revenu de solidarité active, jugeant qu'il "risque d'augmenter les miettes d'emploi", dans un entretien au Monde daté de samedi. "Cela réduira (un peu) la pauvreté laborieuse, mais avec le risque d'augmenter les miettes d'emploi", déclare l'économiste, qui est également conseiller de la rédaction du mensuel Alternatives économiques. "Certains emplois à temps très partiel qui ne trouvent pas preneurs aujourd'hui pourraient bien, demain, être pourvus, car un complément de revenu social sera versé à ceux qui les occuperont", ajoute-t-il. Selon lui, "les salariés seront plus enclins à les accepter, mais, probablement, ils seront contraints de le faire" sous l'effet de "la nouvelle logique de droits et de devoirs" des chômeurs menacés d'être radiés s'ils refusent plusieurs offres d'emploi. |
(D'après agence)
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