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| > Sarkozy : contre l'exclusion, "chacun doit contribuer" |
> Hirsch : "avec le RSA, on équilibre les droits et les devoirs"
Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, a estimé que le recours à une taxation supplémentaire du capital pour financer le RSA était "malheureusement la seule solution possible". "On ne va pas le financer en augmentant le déficit budgétaire, et on ne va évidemment pas taxer les gens modestes", a ajouté l'ancien ministre du Budget.
Alain Juppé estime que "le choix annoncé par le président de la République est très certainement la moins mauvaise solution". "Si l'Etat avait des ressources abondantes, s'il n'était pas en déficit comme il l'est aujourd'hui, ce serait facile (...). Quand il n'y a pas d'argent dans les caisses, il n'y a pas trente-six façons d'agir : on doit faire des économies ou bien il faut dégager des ressources", a déclaré le maire UMP de Bordeaux sur Europe 1.
Le député UMP Hervé Mariton ne juge "pas acceptable" le financement du RSA par une taxation des revenus du capital, reprochant à l'exécutif d'avoir "confondu vitesse et précipitation" dans la généralisation de cette mesure. "Chaque fois qu'on a une bonne idée, on ne va pas créer un impôt nouveau, sinon on n'est pas sorti de l'auberge", a-t-il lancé.
L'ancien Premier ministre Edouard Balladur a salué jeudi l'instauration du RSA, estimant toutefois qu'il n'était "pas favorable à une éventuelle augmentation d'impôt" pour le financer. "L'Etat a parfaitement les moyens de procéder à des économies dans les dépenses budgétaires afin de ne pas alourdir la charge fiscale pesant sur les Français, déjà l'une des plus élevées en Europe."
Le député UMP villepiniste Georges Tron a accueilli avec "perplexité" le mode de financement proposé par Nicolas Sarkozy. "J'espère plutôt une baisse de la dépense pour une réduction des déficits, et dans un second temps une baisse des impôts."
Le PS a estimé que la taxation du capital pour financer le RSA "peut se justifier", à condition "d'exonérer les épargnants les plus modestes" et de supprimer "le bouclier fiscal qui permettra aux plus favorisés d'y échapper".
Le premier secrétaire du PS François Hollande a estimé que les socialistes et la gauche "ont fini par être entendus" sur le RSA, Nicolas Sarkozy ayant renoncé à financer cette mesure par une réduction de la prime pour l'emploi versée aux salariés modestes.
Pour le député socialiste Pierre Moscovici, "c'est une bonne direction qui est prise là que de souhaiter que le RSA soit financé par la taxation du capital". "Le RSA est une mesure qui peut aller dans le bon sens mais qui a un travers principal, c'est qu'il ne prend pas en compte la situation des moins de 25 ans qui dans notre pays ont des situations de précarité extrêmement grave", a-t-il estimé sur France Inter.
François Bayrou a estimé que l'annonce de jeudi est "révélatrice des hésitations et des incertitudes de la politique suivie par Nicolas Sarkozy". "C'est, si je compte bien, le 7e ou 8e impôt supplémentaire créé depuis quelques mois", a-t-il souligné, en citant "la taxe sur les mutuelles, la taxe sur les complémentaires santé, la taxe sur l'intéressement, la contribution transport des entreprises, la taxe sur le poisson, les franchises médicales". "C'est évidemment en contradiction directe avec les promesses qui avaient été faites par Nicolas Sarkozy."
Pour le président du PRG, Jean-Michel Baylet, la décision "d'augmenter l'imposition des revenus du capital pour financer le RSA va dans le bon sens". Toutefois, celle-ci "ne permet pas aux départements de maîtriser le financement de ce nouveau dispositif". "Les parlementaires et les conseils généraux devront donc s'assurer que cette mesure suffira à la mise en oeuvre du RSA tant qualitativement que quantitativement."
Le sénateur centriste Jean Arthuis "espère que cette contribution disparaîtra le plus tôt possible, mais pour l'immédiat, c'est la moins mauvaise des solutions".
Pour le Parti communiste, "la nature même du RSA encourage le maintien des très bas salaires au plus grand profit du patronat. Pire, il accroît la pression à la baisse sur l'ensemble des salaires".
Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France, estime que le gouvernement "pousse" les classes moyennes à "mettre leur argent à l'étranger". "Le gouvernement devait diminuer les impôts, il crée un nouvel impôt. Il devait faire baisser les prélèvements publics, il les augmente."
Le député non inscrit Nicolas Dupont-Aignan estime que "Nicolas Sarkozy veut se donner des airs de Robin des Bois mais joue en fait le rôle du shérif de Nottingham". "Protégés par le bouclier fiscal étendu dans le cadre de la loi TEPA, les foyers fiscaux les plus aisés échapperont par ailleurs à cette nouvelle taxe qui va donc frapper de plein fouet, une fois de plus, les classes moyennes."
La présidente du Medef, Laurence Parisot, estime que le gouvernement a choisi "la mauvaise méthode" pour un "bon projet". "Si, à chaque nouvelle idée, on invente une nouvelle taxe (...) on va être totalement asphyxiés très vite", a-t-elle déclaré sur France 2.
La CFDT s'est félicitée de la décision de généraliser le RSA et de le financer par une taxation des revenus du patrimoine et de placement, mais a demandé une "amélioration du dispositif" et une mise en oeuvre "hors du bouclier fiscal" pour faire contribuer les plus hauts revenus.
La CFTC a accueilli "avec satisfaction" le mode de financement proposé par Nicolas Sarkozy, mais le syndicat demande qu'il ne soit "pas défavorable aux classes moyennes". La CFTC prône ainsi "l'instauration d'un seuil au-dessous duquel ces ménages ne seraient pas pénalisés" par ce surcroît de taxation.
Force Ouvrière a jugé que le financement du RSA était "en principe réglé", mais "d'autres questions restent en suspens" concernant sa mise en oeuvre, notamment le risque d'"effets pervers, comme le développement du temps partiel et la modération salariale", ainsi que "l'exclusion des moins de 25 ans sans enfant et des étudiants".
La Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim) a qualifié de "geste fiscal inconséquent" la nouvelle taxation de 1,1% des revenus du capital pour financer le RSA. La Fnaim craint en effet que ce nouvel impôt, ajouté "à la réduction du dépôt de garantie de 2 à 1 mois de loyer qui avait déjà ébranlé la confiance des propriétaires bailleurs", décourage "définitivement" les investisseurs.
La Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) estime que "dans la passe difficile que traverse l'économie française, la baisse des prélèvements est une impérieuse nécessité". "Taxer le capital, c'est priver les entreprises d'une source de financement indispensable à leur développement."
L'association Attac estime que "le compte n'y est pas", dès lors que le gouvernement ne remet pas en cause sa politique et que le RSA favorise "le maintien de revenus très bas".
(D'après agence)
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